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	<title>ACTUALITE &#8211; Haltcorruption.com| Soumettez-nous vos souffrances et vous serez soulagés</title>
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		<title>Côte d’Ivoire : des acteurs de mérite célébrés par l’Ong AMEDE le 30 juillet 2025 à Abidjan</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/07/cote-divoire-des-acteurs-de-merite-celebres-par-long-amede-le-30-juillet-2025-a-abidjan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Kadjo Jules]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 09:04:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Célébration de l'excellence]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1134" height="646" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/Tiemoko-Liade-Coulibaly.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Célébration de l&#039;excellence." decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/Tiemoko-Liade-Coulibaly.jpg 1134w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/Tiemoko-Liade-Coulibaly-300x171.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/Tiemoko-Liade-Coulibaly-1024x583.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/Tiemoko-Liade-Coulibaly-768x438.jpg 768w" sizes="(max-width: 1134px) 100vw, 1134px" /></div>Les Awards de la bonne gouvernance 2025 dotés du Prix africain de la reconnaissance des artisans de développement des industries sociaux économiques 2024 (PARADISE Or 2024) se tiendront le mercredi 30 juillet 2025 au Palm Club à Abidjan-Cocody les II-Plateaux, à partir de 19h 30 mn. Organisée par l’ONG Africa Manager Élite pour le Développement [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1134" height="646" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/Tiemoko-Liade-Coulibaly.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Célébration de l&#039;excellence." decoding="async" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/Tiemoko-Liade-Coulibaly.jpg 1134w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/Tiemoko-Liade-Coulibaly-300x171.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/Tiemoko-Liade-Coulibaly-1024x583.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/Tiemoko-Liade-Coulibaly-768x438.jpg 768w" sizes="(max-width: 1134px) 100vw, 1134px" /></div>
<p><strong><em>Les Awards de la bonne gouvernance 2025 dotés du Prix africain de la reconnaissance des artisans de développement des industries sociaux économiques 2024 (PARADISE Or 2024) se tiendront le mercredi 30 juillet 2025 au Palm Club à Abidjan-Cocody les II-Plateaux, à partir de 19h 30 mn. Organisée par l’ONG Africa Manager Élite pour le Développement et l’Émergence (AMEDE), cette cérémonie de distinction s’annonce riche en émotions. Elle est placée sous la haute autorité morale de Sa Majesté Tiémoko Yadé Coulibaly, Chef du Canton de Sinematiali et président honoraire de la SGCI.</em></strong></p>



<p>Le président de l’ONG Africa Manager Élite pour le Développement et l’Émergence, Serge Aka et son équipe affirment avoir pris toutes les dispositions pour garantir la réussite de cette célébration de l’excellence. A cette occasion, plusieurs prix seront décernés aux lauréats au nombre desquels le Super prix du lauréat des lauréats.</p>



<p>En effet, les noms de lauréats à deux jours de l’événement sont officiellement connus. Ce sont entre autres Sa Majesté Tiémoko Yadé Coulibaly, chef de canton de Sinematiali et président honoraire de la Banque SGCI, Sa Majesté Nanan N’Gaza Chef de Tribu Essandannin de Bongouanou, Sa Majesté Abrafo Koto Reine Mère de la CEDEAO, Sa Majesté Ikechukwu Chukwuma Emmanuel Roi Des Igbo de la Côte d&rsquo;Ivoire, Sa Majesté Nanan Assalé Kouassi II, Chef du Village de Assalé Kouassikro.</p>



<p>En plus des autorités traditionnelles, il faut ajouter MM. Mecth Adjé Silas, ministre délégué auprès du premier ministre, chargé des Sports et du cadre de vie, le ministre N’Guessan Koffi Lataille président du Conseil régional du N’Zi et président du conseil d&rsquo;administration de l’IPS CGRAE, le ministre Bamba Cheick Daniel, directeur général de l’AFOR.</p>



<p>Toujours au nombre des personnalités à honorer l’on peut citer la ministre Badou Harlette N Guessan, maire de la commune d’Arrah, présidente des femmes RHDP, Mme Sylvie Yao Patricia, directrice de cabinet de la première Dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara, Blé Guirao vice-président du la Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Kragbé Phillipe, chef de cabinet, Mme Salimata Dembélé Diarra, Chef de cabinet du ministère de la Construction, du logement et de l’Urbanisme, Mme Karitia Coulibaly De Medeiros, directrice général de l’AGEFOP, Éric Taba, directeur de protocole du Présidence de la République de Côte d’Ivoire, Ané Boni Siméon, PCA du VITIB, Mai Kayo Clarisse, PCA de la Nouvelle Pharmacie Santé Publique.</p>



<p>A cette liste il faut ajouter N’Guetia Kouadio Marcel, président du Fonds de développement du touristique, Mebeti Dosso, directeur général du VITIB, Ibrahima Doumbia, directeur général de la Gestoci, Méité Bouaké, directeur général de la Sotra, Touré Souleymane directeur général du Guichet unique automobile, Isabelle Anoh, directrice générale du Tourisme et des Loisirs, &nbsp;Mme Sarrahan Teinin Ouattara, directrice générale de l’ANAGED, Mme Yako, présidente Coordinatrice du PAGDS, Prof Koné Mawa, directrice générale de &nbsp;LANEMA, Mme Fatoumata Sanogo, directrice générale de PETROCI, &nbsp;Adou Gnenye, directeur général de l’OCPV, &nbsp;Messou Oi Messou Augustin, directeur généal de la Construction et de l’Architecture, Koala Célestin, directeur général du Logement et du cadre de vie.</p>



<p>Mme Annick Tohé Lasme, directeur général du Fer, Dr Kouyaté Ibrahim Daniel, &nbsp;directeur général de Santé Publique, Dr Moussa Diabaté, directeur général du CHU d’Angré, &nbsp;Amadou Diomandé, directeur général de la SOGEDI, Jean Martial Adou, directeur général de la RTI, Serge Abdel Nouho, directeur général de Fraternité matin, Karim Ouattara, directeur général adjoint de la LONACI, Mme Nina Keita Ouattara, directrice générale adjointe de la Gestoci, Ouédraogo Mohamed, &nbsp;PCA de SOCANN Adzopé Traoré Sinan, PCA COOP-CA CAYAT, Siaka Diakité, PCA U-Inter CC-CI et président de l’ONPC, Moussa Savadogo de la SCINPA d’Agboville, Deba Alfred, PCA de CADESA COOP CA, &nbsp;Bamba Zakary, président du SYN GPMACI, Soro Oumar, président de la FAIM, Yacouba Diarra, PCA de GPMACI, Moumouni Bictogo Michel, PDG de LIZETTA&nbsp; holding Lagune exploitation Afrique, &nbsp;Tohozam Bi Kala Denis, PDG de Kassa Gold SA, Affoumani Adjé Koua Mathias, PDG GMINSK, Konan N’Guessan Jules, directeur général d’Ingénierie Et Travaux Akoutrou SARL ITA.</p>



<p>Dembelé Brahima PDG GDF Transport, Konan Kouassi Bertin, directeur général de UTB, Abdoul Wahabo, directeur général CA Transport, Jérôme Ehui président de APBEF-CI et directeur général de&nbsp; Versus Bank, Anelone Akouadou Jean Paul, directeur général de KIMEX Finances, Mme Vanessa Kuho, directrice général de Kuho Pipeline, Mme Cissé Aissatou, PDG PENDID-CI,&nbsp; Mme Bénédicte Jeanine Kacou Diagou, directrice générale de NSIA participation, Mme Mariam Diaby, PDG Ayul holding SA, Mm Traoré Ousmane, PCA ECAKOOG-COOP-CA, Mm Asseu Anicet épouse Katakra, directrice générale de SOARAN COOP-CA Adzope, Maître Coulibaly Soungalo, Avocat, Honorable Nadine Gneba, conseillère à la Présidence, vice-présidente du Conseil régional du Loh-Djiboua, député de Yocoboué et Lauzoua, Mme Brou Chipie Estelle, directrice générale de SENEVE Entreprise.</p>



<p>Mme Nadine Bla, vice-présidente de la Chambre de Commerce et directrice générale de Capital Connect, Mme Pascal Guei Ecare, présidente de l’Ordre des experts comptables de Côte d&rsquo;Ivoire, Maître Florence Loan-Messan, bâtonnier de l’Ordre des avocats de Côte d&rsquo;Ivoire, Yamoussa Coulibaly PDG de CHIM Inter, Kipré Digbeu, PDG SERENITY, Mme Patricia Guerrier, PDG ISIS, Mme Widad Daoudia, directrice générale de 2A Immobilier, El Hadj Serme Karim, PCA de Yawoube COOP-CA ASP ACC, El Hadji Saugo Tahirou PDG de FOOD2 CO SA, Mme Traoré Awa, directrice générale de KCAYAT COOP CA Adzopé, Kouamé Oi Kouamé Bernard, Sénateur d’Arrah, Honorable N’Guessan Ahondjo Mathias Député d’Arrah, &nbsp;Kouamé Kouakou Jérôme, &nbsp;Maire de Attiégouakro, Sékongo Yanassagui, directeur administratif et financier du CESEC et bien d’autres</p>



<p>Cette fête de la célébration de l’excellence s’annonce belle, ont indiqué les organisateurs.</p>



<p>Kouamé Blanchard</p>



<p></p>
<p></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Grand-Bassam : des propriétaires de la Cité MED inquiets de leur environnement</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/07/grand-bassam-des-proprietaires-de-la-cite-med-inquiets-de-leur-environnement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Kadjo Jules]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 22:42:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="850" height="1022" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/La-desormais-decharge-dordures-menageres-de-la-cite-MED-de-Grand-Bassam.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Cité MED de Grand-Bassam" decoding="async" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/La-desormais-decharge-dordures-menageres-de-la-cite-MED-de-Grand-Bassam.jpeg 850w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/La-desormais-decharge-dordures-menageres-de-la-cite-MED-de-Grand-Bassam-250x300.jpeg 250w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/La-desormais-decharge-dordures-menageres-de-la-cite-MED-de-Grand-Bassam-768x923.jpeg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/La-desormais-decharge-dordures-menageres-de-la-cite-MED-de-Grand-Bassam-180x217.jpeg 180w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/La-desormais-decharge-dordures-menageres-de-la-cite-MED-de-Grand-Bassam-267x322.jpeg 267w" sizes="(max-width: 850px) 100vw, 850px" /></div>Les propriétaires et résidents de la Cité Mutuelle estudiantine de développement (Cité MED) de la ville balnéaire de Grand-Bassam sont en détresse. Ils lancent un cri du cœur aux autorités locales, gouvernementales voire compétentes face à certaines situations qu’ils jugent compromettantes et qui agiraient négativement dans leur vécu quotidien. Réunis en association, ils ont déjà [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="850" height="1022" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/La-desormais-decharge-dordures-menageres-de-la-cite-MED-de-Grand-Bassam.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Cité MED de Grand-Bassam" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/La-desormais-decharge-dordures-menageres-de-la-cite-MED-de-Grand-Bassam.jpeg 850w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/La-desormais-decharge-dordures-menageres-de-la-cite-MED-de-Grand-Bassam-250x300.jpeg 250w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/La-desormais-decharge-dordures-menageres-de-la-cite-MED-de-Grand-Bassam-768x923.jpeg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/La-desormais-decharge-dordures-menageres-de-la-cite-MED-de-Grand-Bassam-180x217.jpeg 180w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/07/La-desormais-decharge-dordures-menageres-de-la-cite-MED-de-Grand-Bassam-267x322.jpeg 267w" sizes="auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px" /></div>
<p><strong><em>Les propriétaires et résidents de la Cité Mutuelle estudiantine de développement (Cité MED) de la ville balnéaire de Grand-Bassam sont en détresse. Ils lancent un cri du cœur aux autorités locales, gouvernementales voire compétentes face à certaines situations qu’ils jugent compromettantes et qui agiraient négativement dans leur vécu quotidien.</em></strong></p>



<p>Réunis en association, ils ont déjà tiré la sonnette d’alarme auprès du Ministère de la salubrité face aux différents désagréments dont ils disent être quotidiennement victimes. D’abord, l’une des raisons qui met à mal le vécu de ces propriétaires et riverains de ce quartier de Grand-Bassam, serait l’existence d’un dépotoir sur l’une des parcelles de ladite cité.</p>



<p><strong>Un dépotoir devenu une décharge d’ordures considérée comme un vrai danger pour la santé et la vie des riverains et résidents</strong></p>



<p>A en croire le collectif des résidents, cela fait plusieurs années déjà que cette parcelle est devenue un dépotoir d’ordures de tous ordres. Pis aujourd’hui, ce dépotoir de fortune s’est transformé en une décharge d’ordures, où s&rsquo;opère apparemment le tri de déchets qui y sont affectés. Pour les riverains, il n’a jamais été question dans le cahier de charge, de l’existence d’un dépotoir encore moins une décharge d’ordures ménagères.</p>



<p>Ce que les résidents et propriétaires déplorent, c’est les conséquences liées à l’existence d’une telle décharge. D’abord, la pollution de l’air à respirer et la contamination des sols quand l’on sait que lors des inondations qui sont fréquentes à Grand-Bassam, ce sont les eaux usées qui circulent dans tous les sens. Et cette situation ne met pas à l’abri adultes et enfants du quartier. Aussi, ces habitants de la cité MED estiment que l’une des conséquences de l’existence de cette décharge est qu’à la longue cela pourrait agir sur la nappe phréatique permettant d’être servir en eau potable. &nbsp;</p>



<p>Pour le collectif des résidents, l’existence de cette imprévue décharge constitue bel et bien un danger pour les populations environnantes en citant un exemple palpable. Il s’agit d’un fait déplorable qui a eu lieu dans la nuit du 22 au 23 juillet 2025. «&nbsp;Les déchets qui y étaient entreposés, ont pris feu&nbsp;; volontairement ou involontairement, nous l&rsquo;ignorons&nbsp;», a confié l’un des membres du collectif.</p>



<p>Il a, par ailleurs relevé que «&nbsp;ce feu a provoqué des émanations désagréables voir agressives ressenties par le voisinage, à plusieurs dizaines de mètres.&nbsp;» Aussi dénonce-t-il le fait que «&nbsp;le plus inquiétant est apparu lorsque des munitions ont explosé sur le site.&nbsp;» Ces détonations de cartouche d’armes à feu ont été justifiées par le fait que le lendemain, plusieurs douilles de cartouche ont été retrouvées à plusieurs dizaines de mètres autour de ladite décharge considérée comme illégale où s’est produit l’incident.</p>



<p>Selon certaines réactions, ces douilles de cartouches d’armes à feu ayant explosé dans le feu ont été projetées sur des propriétés environnantes. Ce qui serait une véritable menace pour les riverains. Aujourd’hui, les propriétaires et résidents se posent plusieurs questions face à l’existence de cette décharge. L’existence de celle-ci a-t-elle été autorisée par les autorités compétentes ? Le propriétaire de la parcelle servant à cette activité dangereuse pour la santé des riverains est-il d’accord pour ce type d’activité sur sa propriété&nbsp;?&#8230;</p>



<p>Selon certains témoignages, ces détonations de cartouches d’armes à feu, dont l’on ne sait pas encore la provenance et les raisons ont entraîné des impacts négatifs et traumatisants sur certains habitants dont des tous petits en particulier. A titre d’exemple, une fillette aurait perdu l’usage de la parole depuis ce triste incident.</p>



<p><strong>La nuisance sonore, un véritable désagrément pour les riverains &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p>En dehors de cette existence de décharge, véritable problématique pour la santé physique des habitants de la cité MED de Grand-Bassam, selon les informations, à notre possession, l’autre problème qui indisposerait les riverains serait la nuisance sonore émanant des appels à répétition pour la prière dans les 3 mosquées de la cité.</p>



<p>En effet, pour cette cité de plus d’une centaine de résidence, il existe déjà 3 mosquées dont une grande et deux petites. Et ces mosquées seraient distantes l’une de l’autre de quelques dizaines de mettre seulement. Alors qu’ils disent ne pas être contre l’existence de ces mosquées encore moins contre la religion qui y est pratiquée, les riverains et certains propriétaires déplorent cependant, la nuisance sonore émanant de ces 3 mosquées.</p>



<p>Car c’est ensemble que ces mosquées appellent à la même heure, ou au même moment pendant les heures de prières avec un son très élevé de hauts-parleurs servant aux dits appels par les muezzins. Ainsi, c’est un véritable cri du cœur que lancent les résidents pour qui, ces sons élevés constituent de véritables troubles-faits du sommeil ou des entraves aux repos surtout à des heures où ils en ont besoin.</p>



<p>Alors loin de souhaiter la suppression ou la fermeture de ces mosquées, même si leur existence ne fait pas partie des cahiers de charges, les riverains et certains propriétaires proposent deux alternatives. La première est qu’ils demandent aux responsables de ces trois mosquées d’harmoniser les heures d’appels à la prière en les faisant par alternance.</p>



<p>C’est-à-dire qu’ils demandent aux différentes mosquées d’avoir leur jours ou semaine d’appel au lieu de le faire tous en même temps chaque jour. Aussi demandent-ils que la sonorité soit réglée à une proportion pouvant donner satisfaction aux fidèles des dites mosquées et aux autres riverains qui ne sont pas concernées par cette religion, surtout pendant la nuit.</p>



<p>L’autres proposition, pour le respect du voisinage et le respect de la loi contre les nuisances sonores, le collectif des résidents demande que les fidèles s’inspirent des applications numériques qui, une fois, installées permettent aux fidèles d’être avertis à temps pour remplir leurs obligations religieuses quotidiennes.</p>



<p>Pour les riverains et propriétaires de la cité MED de Grand-Bassam, ils ne sont aucunement contre qui que ce soit. D’où leurs appels aux autorités gouvernementales et locales à se pencher sur leur situation afin de favoriser et créer un véritable environnement de quiétude où le vivre ensemble dans le respect mutuel est une réalité.</p>



<p>Benoît Kadjo</p>



<p></p>
<p></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d’Ivoire/Café-Cacao : pillage organisé, milliards volatilisés, producteurs sacrifiés</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/07/cafe-cacao-en-cote-divoire-pillage-organise-milliards-volatilises-producteurs-sacrifies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jules Eugène N'DA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 23:03:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[DOSSIER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bile Bilé]]></category>
		<category><![CDATA[#conseil café-cacao]]></category>
		<category><![CDATA[#malversation au conseil café-cacao]]></category>
		<category><![CDATA[#produits phytosanitaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-scaled.jpg 2560w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-300x225.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-1024x768.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-768x576.jpg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-1536x1152.jpg 1536w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-2048x1536.jpg 2048w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>Abidjan le 6 juillet 2025 &#8211; Une enquête explosive sur la machine opaque du Conseil Café-Cacao, qui saigne les planteurs à blanc Ils sèment, ils récoltent… mais on leur vole les fruits. Derrière l’image dorée de la première puissance cacaoyère du monde, une vérité beaucoup plus amère se cache : des milliards de francs CFA [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-scaled.jpg 2560w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-300x225.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-1024x768.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-768x576.jpg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-1536x1152.jpg 1536w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-2048x1536.jpg 2048w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>
<p></p>



<p><strong>Abidjan le 6 juillet 2025</strong> &#8211; <em>Une enquête explosive sur la machine opaque du Conseil Café-Cacao, qui saigne les planteurs à blanc</em></p>



<p>Ils sèment, ils récoltent… mais on leur vole les fruits. Derrière l’image dorée de la première puissance cacaoyère du monde, une vérité beaucoup plus amère se cache : des milliards de francs CFA prennent, en toute discrétion, des destinations inconnues, une gouvernance verrouillée, des producteurs floués et des complicités en col blanc.</p>



<p>De fait, le Conseil Café-Cacao (CCC), censé être le garant d’une gestion équitable des ressources de la filière, est aujourd’hui dans l’œil du cyclone. En face : la Coordination Nationale du Monde Agricole de Côte d’Ivoire (CNMA-CI), emmenée par un certain Bilé Bilé, vieux briscard de la contestation paysanne. En ligne de mire : un système mafieux qui pompe sans vergogne l’argent des paysans sous couvert de programmes d’appui agricole.</p>



<p><strong>Comment on pompe l’argent des planteurs… légalement</strong></p>



<p>Tout commence avec des ponctions « réglementaires » faites sur chaque kilo de fèves produit. L’argent ainsi collecté devrait revenir aux producteurs à travers des appuis en intrants, des sacs de jute, ou des projets de modernisation ou d&rsquo;entretien des vergers. Mais dans les faits, des milliards s’évaporent dans un brouillard de procédures opaques.</p>



<p>Le cas le plus criant : les 4 milliards de FCFA débloqués par l’État pour créer l’interprofession Café-Cacao. Objectif : recenser les producteurs et mettre en place une représentation équitable. Mission confiée au cabinet JADEX. Problème : les données officielles de la Chambre d’Agriculture sont alors inaccessibles. Résultat ? Un recensement bricolé, truffé d’absences volontaires, avec des coopératives bidons placées là pour servir d’interface à des malversations.</p>



<p><strong>Coopératives fictives et circuits frauduleux : la stratégie du siphon</strong></p>



<p>C’est un véritable schéma de fraude savamment orchestré. Des coopératives fictives, dont les noms reviennent systématiquement dans les documents du CCC, sont utilisées comme écrans pour faire sortir de l’argent et des produits. D’après les révélations du RJECI, des milliers d’hectares de dotations en produits phytosanitaires sont attribués à des entités fantômes.</p>



<p>Au cœur du montage, deux hommes : Jérémie Kouassi Kan, Directeur chargé de l’Appui Agricole au CCC, et Kambou Sié, décrit comme un « distributeur fantôme » de plus de 50.000 hectares de produits phytosanitaires, qu’il revendrait sous le manteau. Derrière ces figures de paille : le nom d’Yves Koné Brahima, le tout-puissant DG du CCC, revient avec insistance. Ce dernier aurait mis en place un système de redistribution parallèle, sous couvert de légalité.</p>



<p><strong>Bilé Bilé : le caillou dans la chaussure du CCC</strong></p>



<p>Mais dans ce théâtre bien huilé, un acteur vient tout perturber : Bilé Bilé, président de la CNMA-CI. Habitué des dénonciations coup de poing – il est déjà à l’origine de la chute du système dans les années 2008 – il revient en force, assignant le CCC devant la justice pour exiger un audit complet.</p>



<p>Et le coup porte. Le juge des référés, le 28 mars 2025, rejette toutes les manœuvres dilatoires du CCC : exception d’incompétence, fin de non-recevoir… balayées. La justice reconnaît à la CNMA-CI le droit d’interroger une entité publique sur l’utilisation de fonds collectés auprès des producteurs. Même si l’audit est refusé à ce stade, le juge ouvre la voie à une procédure de fond, bien plus incisive.</p>



<p>Résultat : la première audience au fond, tenue le 3 juillet, a déjà permis d’exiger que le CCC rende des comptes sur l’utilisation des 4 milliards et sur la gestion des produits phytosanitaires. Nouveau rendez-vous explosif fixé au 17 juillet 2025.</p>



<p><strong>Intimidation, silence et contre-feux judiciaires</strong></p>



<p>Acculé, le CCC change de stratégie : moins de tribunaux, plus de menaces. Le 29 avril, Bilé Bilé est convoqué… non pas devant une juridiction civile, mais par la police criminelle, pour « diffamation ». Une intimidation à peine voilée, interprétée comme une diversion destinée à détourner l’attention des scandales en cours.</p>



<p>Mais loin de reculer, Bilé Bilé contre-attaque : il annonce une nouvelle plainte sur les 17 milliards du Fonds Covid, introuvables dans les comptes. Pendant ce temps, Yves Koné joue la montre, multiplie les renvois d’audience, mais reste incapable de justifier sa gestion.</p>



<p>Et quand des journalistes et ONG demandent les documents sur la distribution des phytosanitaires, le CCC leur tend un énorme classeur illisible, sans légende ni explication. On leur interdit de faire des copies. Silence total depuis. La transparence, visiblement, n’est pas dans l’ADN du DG.</p>



<p><strong>Un système en place depuis 20 ans&#8230; mais en train de vaciller</strong></p>



<p>Ce n’est pas la première fois que la filière est secouée. Déjà, entre 2000 et 2010, des dizaines de cadres avaient été arrêtés pour malversations. L’État avait réformé le système, mis en place des structures de régulation, tenté d’installer des garde-fous.</p>



<p>Mais voilà : en 2011, le Conseil Café-Cacao devient l’organe unique de gestion de la filière. Ses missions ? Promouvoir la transparence, augmenter les revenus des planteurs, soutenir la transformation locale. Or, depuis l’arrivée d’Yves Koné, c’est tout l’inverse qui se produit. Les fonds s’échappent, les producteurs crient famine, et la gouvernance se referme sur elle-même.</p>



<p><strong>La filière au bord de l’explosion</strong></p>



<p>Aujourd’hui, le CCC ressemble de plus en plus à une citadelle assiégée, défendue par une communication faussement triomphaliste, mais creusée par des affaires de détournements, de favoritisme et de mépris affiché pour les producteurs.</p>



<p>En face, la CNMA-CI engrange les soutiens. Juridiques, populaires, médiatiques. La justice ne s’est pas laissée berner. Elle a rejeté les tactiques de diversion, rappelé que les planteurs ont des droits, et que l’argent du cacao ne doit pas être géré comme une caisse noire.</p>



<p><strong>17 juillet 2025 : la vérité s’approche à grands pas</strong></p>



<p>La prochaine audience promet d’être décisive. Elle pourrait forcer le CCC à ouvrir ses livres de comptes, à révéler qui sont les vrais bénéficiaires des milliards de subventions. Et surtout, à répondre à cette question lancinante : où va l’argent du cacao ?</p>



<p>Dans un pays où le cacao représente 40% des recettes d’exportation, cette affaire n’est pas une simple querelle institutionnelle. C’est une bataille pour la survie d’un million de familles paysannes.</p>



<p>Et cette fois, la vérité pourrait bien trouver enfin le chemin du champ.</p>



<p>Un rédaction du RJECI&nbsp;</p>
<p></p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Accès aux dépenses publiques : la CAIDP donne raison au RJECI et inflige un revers cinglant à la CEI</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/06/acces-aux-depenses-publiques-la-caidp-donne-raison-au-rjeci-et-inflige-un-revers-cinglant-a-la-cei/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jules Eugène N'DA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 22:32:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
		<category><![CDATA[ENQUETE]]></category>
		<category><![CDATA[#CEI]]></category>
		<category><![CDATA[#gestion des fonds publics]]></category>
		<category><![CDATA[#RJECI]]></category>
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		<category><![CDATA[#transparence]]></category>
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<p><strong>Abidjan le 02 Juin 2025 &#8211;</strong> C’est une décision à la fois salutaire, historique et fracassante. Dans une affaire qui illustre la lutte acharnée pour la transparence en Côte d’Ivoire, la Commission d’Accès à l’Information d’Intérêt Public et aux Documents d&rsquo;intérêt Publics (CAIDP) a sèchement débouté la Commission Électorale Indépendante (CEI), sommée de livrer les pièces justificatives de ses dépenses lors des opérations de révision de la liste électorale de 2021 et 2023. Une victoire éclatante pour le journaliste professionnel Jules Eugène N&rsquo;DA, président du Réseau des Journalistes Engagés contre la Corruption et l’Injustice (RJECI), et un camouflet pour une CEI engluée dans une logique de refus injustifié.</p>



<p>Les faits</p>



<p>Accès aux dépenses publiques : la CAIDP donne raison au RJECI et inflige un revers cinglant à la CEI</p>



<p>C’est une décision à la fois salutaire, historique et fracassante. Dans une affaire qui illustre la lutte acharnée pour la transparence en Côte d’Ivoire, la Commission d’Accès à l’Information d’Intérêt Public et aux Documents d&rsquo;intérêt Publics (CAIDP) a sèchement débouté la Commission Électorale Indépendante (CEI), sommée de livrer les pièces justificatives de ses dépenses lors des opérations de révision de la liste électorale de 2021 et 2023. Une victoire éclatante pour le journaliste professionnel Jules Eugène N&rsquo;DA, président du Réseau des Journalistes Engagés contre la Corruption et l’Injustice (RJECI), et un camouflet pour une CEI engluée dans une logique de refus injustifié.</p>



<p><strong>Les faits</strong></p>



<p>Le 17 février 2025, Monsieur Jules Eugène N&rsquo;DA, journaliste professionnel et Président du Réseau des Journalistes Engagés contre la Corruption et l&rsquo;Injustice (RJECI), a adressé à la Commission Electorale Indépendante (CEI), une demande de communication des documents justificatifs des dépenses relatives à l&rsquo;exécution de l&rsquo;opération de révision de la liste électorale de 2021 et 2023.</p>



<p>Le 20 mars 2025, Monsieur Jules Eugène N&rsquo;DA adressait une lettre de relance à la Commission Electorale Indépendante (CEI)</p>



<p>La Commission Electorale Indépendante (CEI) n&rsquo;ayant pas donné de suite à sa demande, Monsieur Jules Eugène N&rsquo;DA a saisi la CAIDP le 21 mars 2025, à l&rsquo;effet d&rsquo;obtenir communication des documents sollicités.</p>



<p><strong>La CEI piégée par son propre flou</strong></p>



<p>Dans sa réponse datée du 17 avril 2025 à la CAIDP, la CEI a tenté de se retrancher derrière des arguments bancals : elle prétend gérer les dotations budgétaires « dans le respect strict de l’orthodoxie » et rappelle que ses rapports sont accessibles « aux Institutions de contrôle de la République » et, en théorie, au contribuable. Mais à aucun moment, elle n’indique où ces rapports sont consultables, encore moins si les documents demandés par le RJECI y figurent. Une pirouette rhétorique vite démontée par la CAIDP, qui a souligné le caractère communicable des documents, sans réserve, conformément à la loi.</p>



<p>Pis encore, la CEI s’est permise de douter des motivations du requérant, arguant du contexte « socio-politique ambiant » et de la crainte d’un prétendu « discrédit » orchestré par des acteurs aux « diverses obédiences ». Une tentative grossière de criminaliser une démarche citoyenne, balayée sans ménagement par la CAIDP, qui a rappelé que nul n’est tenu de justifier sa demande d’information.</p>



<p><strong>La loi, toute la loi, rien que la loi</strong></p>



<p>La CAIDP a déroulé méthodiquement l’arsenal juridique pour rappeler les obligations de transparence des organismes publics. Selon l’article 4 de la loi n°2013-867, « les organismes publics sont tenus de diffuser au public les informations et les documents publics qu’ils détiennent ». Mieux encore, l’article 11 alinéa 4 précise que « le requérant n’est pas tenu de motiver sa demande ». Dès lors, le refus de la CEI n’avait aucun fondement légal. L&rsquo;institution électorale s’est trouvée en infraction flagrante avec la loi qui encadre la diffusion de l&rsquo;information d&rsquo;intérêt public.</p>



<p>Le jugement est sans appel : les documents sollicités par M. Jules Eugène N’DA sont bel et bien publics et communicables, la CEI est sommée de les transmettre. Une décision rendue lors de la séance du 24 avril 2025 par un collège de sept commissaires, parmi lesquels des personnalités désignées par les plus hautes instances de la République.</p>



<p><strong>Une victoire historique du RJECI et de la presse d’investigation</strong></p>



<p>Derrière cette affaire, c’est tout l’engagement du Réseau des Journalistes Engagés contre la Corruption et l’Injustice (RJECI) qui est à saluer. En saisissant la CAIDP après le silence obstiné de la CEI, le président Jules Eugène N’DA a non seulement exercé un droit fondamental, mais aussi redonné à la presse son rôle de vigie démocratique. En période électorale, où la méfiance des citoyens est exacerbée, cette victoire représente un précédent de taille : les fonds publics, y compris ceux alloués aux institutions les plus sensibles, ne sont pas hors de portée du regard citoyen.</p>



<p>Le RJECI démontre ainsi que l’exigence de transparence n’est pas un luxe mais une obligation. Face à une institution qui a tenté d’escamoter l’information sous couvert de contexte politique tendu, l’organisation a prouvé qu’il est possible de contraindre les puissants à rendre des comptes.</p>



<p><strong>Une jurisprudence importante pour l’accès à l’information en Côte d’Ivoire</strong></p>



<p>Au-delà de ce cas particulier, la décision de la CAIDP marque un tournant. Elle affirme clairement que l’accès aux données budgétaires des opérations électorales n’est pas une faveur, mais un droit. La crainte du trouble à l’ordre public ou de la manipulation politique ne saurait justifier la rétention d’informations publiques. Si l’argument de la « campagne de discrédit » évoqué par la CEI devait prévaloir, alors toutes les démarches d’enquête ou de redevabilité tomberaient sous le coup de la suspicion. C’est précisément cette dérive que la CAIDP a bloquée.</p>



<p><strong>Une leçon de démocratie.</strong></p>



<p>Elle rappelle que les journalistes ne sont pas des adversaires du système, mais ses indispensables gardiens. Elle prouve que les institutions, aussi indépendantes se prétendent-elles, ne peuvent s’affranchir de la loi. Et elle consacre, en toute clarté, la place du citoyen comme font les organisations telles que le RJECI dans le contrôle de la dépense publique.<br>Cette décision de la CAIDP sonne comme un avertissement pour prévenir que l’opacité n’a plus droit de cité.</p>



<p><strong><em>Par la Rédaction</em></strong></p>
<p></p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Côte d’Ivoire : après un revers juridique, le  Conseil Café-Cacao enclenche une nouvelle stratégie ; l&#8217;intimidation face à la CNMA-CI</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/05/cote-divoire-apres-un-revers-juridique-le-conseil-cafe-cacao-enclenche-une-nouvelle-strategie-lintimidation-face-a-la-cnma-ci/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jules Eugène N'DA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 May 2025 13:25:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
		<category><![CDATA[DOSSIER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bilé Bilé]]></category>
		<category><![CDATA[#Bilé Bilé convoqué à la police criminelle]]></category>
		<category><![CDATA[#Cnma-ci]]></category>
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		<category><![CDATA[#Yves Koné dg conseil café-cacao]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="800" height="457" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/05/imageresize.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/05/imageresize.jpeg 800w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/05/imageresize-300x171.jpeg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/05/imageresize-768x439.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></div>
<p><br><strong>Abidjan le 02 Mai 2025</strong> &#8211; Malgré une décision de justice nuancée rendue le 28 mars 2025, le directeur général du Conseil Café-Cacao (CCC), Yves Koné Brahima, semble déterminé à poursuivre son bras de fer avec la Coordination Nationale du Monde Agricole de Côte d’Ivoire (CNMA-CI). Alors même que la justice n’a pas donné gain de cause au CCC sur tous les points soulevés, l’institution semble vouloir prendre une posture plus offensive, en particulier à l’égard de Bilé Bilé, président de la CNMA-CI.</p>



<p>La convocation de ce dernier le mardi <strong>29 avril 2025</strong> à la police criminelle pour une plainte pour diffamation a été interprétée par plusieurs observateurs comme un changement de stratégie : du terrain judiciaire au terrain sécuritaire, à travers ce qui s’apparente pour certains à une tentative d’intimidation. Ce recours à la police criminelle, et non à la brigade de recherche classique, suscite d’autant plus d’interrogations qu’il intervient dans un contexte de forte tension entre les deux structures.</p>



<p>Pour rappel, la CNMA-CI, au nom des producteurs de café-cacao, avait saisi le juge des référés pour obtenir un audit indépendant portant sur la gestion de plusieurs volets sensibles : les fonds Covid, la distribution des produits phytosanitaires, et celle des sacs de jute. Le juge a certes rejeté la demande au fond, estimant que les éléments produits ne suffisaient pas à justifier une telle mesure à ce stade. Mais il a néanmoins rappelé la légitimité de la CNMA-CI à agir et a fermement recadré plusieurs manœuvres procédurales du CCC.</p>



<p>En effet, la tentative du CCC d’obtenir une fin de non-recevoir en prétendant que la CNMA-CI n’avait pas qualité pour agir a été écartée. Le juge a reconnu le droit d’une organisation représentant les producteurs à demander des comptes sur l’utilisation de fonds publics qui leur sont destinés. Il a également rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la défense, rappelant que les mesures conservatoires peuvent être prononcées sans condition d’urgence absolue, dès lors qu’elles visent à préserver les droits des parties.</p>



<p>Autrement dit, loin de constituer une victoire éclatante pour le CCC, la décision du juge est avant tout un signal fort en faveur de la transparence. Elle offre une base juridique solide à la CNMA-CI pour poursuivre sa quête de vérité devant le juge du fond, mieux armée d’éléments probants. La justice a refusé de trancher prématurément sans preuves suffisantes, mais elle a aussi reconnu que les questions posées sont pertinentes et méritent d’être débattues dans un cadre judiciaire adapté.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="671" height="878" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/05/Screenshot_20250502-191129.jpg" alt="" class="wp-image-407" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/05/Screenshot_20250502-191129.jpg 671w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/05/Screenshot_20250502-191129-229x300.jpg 229w" sizes="auto, (max-width: 671px) 100vw, 671px" /></figure>



<p>Dans ce contexte, la décision d’intenter une action pour diffamation à l’encontre de Bilé Bilé pourrait être perçue comme un contre-feu, destiné à détourner l’attention des interrogations légitimes sur la gestion du CCC. Mais cette démarche comporte aussi des risques. Elle pourrait renforcer l’image d’un établissement public peu enclin à rendre des comptes, et donner du crédit au discours d’un monde agricole de plus en plus mobilisé.</p>



<p>Bilé Bilé, qui s’était déjà illustré en 2008 en dénonçant de graves irrégularités dans la filière café-cacao, affirme ne pas se laisser intimider. Il annonce déjà de nouvelles initiatives judiciaires pour exiger la vérité sur les 17 milliards de FCFA du « Fonds Covid » censés avoir bénéficié aux producteurs.</p>



<p>La CNMA-CI entend ainsi maintenir la pression, convaincue que l’enjeu dépasse les personnes pour toucher aux principes fondamentaux de gouvernance et de redevabilité. Dans cette affaire où la communication officielle semble vouloir masquer des zones d’ombre, la justice s’impose peu à peu comme l’arbitre d’un débat qui ne fait que commencer.<br>JEN</p>
<p></p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Côte d&#8217;Ivoire : Des agents de Douanes accusés et abandonnés pour faux diplômes meurent dans l&#8217;indifférence totale</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/04/cote-divoire-des-agents-de-douanes-accuses-et-abandonnes-pour-faux-diplomes-meurent-dans-lindifference-totale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jules Eugène N'DA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 17:26:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
		<category><![CDATA[DOSSIER]]></category>
		<category><![CDATA[#agents de douane accusé de faux diplômes meurent]]></category>
		<category><![CDATA[#faux diplômes à la douane]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1280" height="928" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563.jpg 1280w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563-300x218.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563-1024x742.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563-768x557.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></div>Abidjan le 27 avril 2025 &#8211; Deux morts, des malades laissés à l’abandon, d&#8217;excellents agents remerciés par l&#8217;humiliation : tel est le bilan humain provisoire du scandale des faux diplômes dans les Douanes ivoiriennes, sous la houlette du Directeur Général, Pierre Da Alphonse. En dépit des résultats clairs des enquêtes du ministère de la Fonction [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1280" height="928" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563.jpg 1280w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563-300x218.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563-1024x742.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563-768x557.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></div>
<p><strong>Abidjan le 27 avril 2025 &#8211; </strong>Deux morts, des malades laissés à l’abandon, d&rsquo;excellents agents remerciés par l&rsquo;humiliation : tel est le bilan humain provisoire du scandale des faux diplômes dans les Douanes ivoiriennes, sous la houlette du Directeur Général, Pierre Da Alphonse. En dépit des résultats clairs des enquêtes du ministère de la Fonction publique, plusieurs agents blanchis continuent de croupir dans l’ombre, suspendus sans jugement, privés de revenus, et pour certains… de soins.L&rsquo;officier Jean Claude, le dernier à décéder, souffrait d&rsquo;une dépression sévère due à la divulgation de son identité et de son numéro matricule sur les réseaux sociaux. Suspendu depuis plus d&rsquo;un an, sans soutien ni avantages financiers, dont les fonds ont été transférés à la direction des moyens généraux des douanes par le trésor public, il est mort après un long calvaire causé par la dégradation de sa dignité par la direction générale des douanes, tout comme l&rsquo;officier Anastasie avant lui.. Tous deux accusés, tous deux victimes d’un zèle administratif implacable. Leurs noms ont été publiés sur les réseaux sociaux, sans décision judiciaire, en violation flagrante de leur droit à la présomption d&rsquo;innocence.Pourtant, depuis octobre 2024, les vérifications du ministère de la Fonction publique ont révélé que 23 agents mis en cause avaient des diplômes authentiques. Mais au lieu de réintégrer ces fonctionnaires, la direction des Douanes maintient les suspensions, sans respecter les directives du ministère de tutelle, ni attendre le verdict de la justice.Dans les couloirs, la colère gronde. Pourquoi certains agents accusés sont-ils protégés tandis que d&rsquo;autres sont jetés en pâture ? Pourquoi des malades souffrant d’insuffisance rénale ou de traumatismes cérébraux graves ne reçoivent-ils aucun soutien, malgré les lettres de leurs avocats restées sans réponse ?La présomption d’innocence est piétinée. Le droit à la santé bafoué. Et la dignité humaine ? Oubliée.La direction des Douanes, censée faire respecter la loi, instrumentalise ici pour régner par la peur. Il est temps que la justice, la vraie, se saisisse de ce qui ressemble de plus en plus à une violation systémique des droits humains. Avant qu’il n’y ait d’autres morts.Nous tenons à souligner qu&rsquo;il existe des patients gravement malades qui se battent encore entre la vie et la mort en attendant leur destin. Si aucune mesure n&rsquo;est prise pour mettre un terme à cette hémorragie qui, jusqu&rsquo;à présent, ne respecte pas les normes. Pour rappel, il s&rsquo;agit de fonctionnaires ayant entre 11 et 23 ans de service rendu à la nation, qui ont simplement passé un concours professionnel exceptionnel pour accéder à un seul échelon. Un concours qui ne requiert pas la présentation d&rsquo;un diplôme autre que celui qui les a établis en tant que fonctionnaires si on s&rsquo;en tient à l&rsquo;article 77 du statut général de la fonction. Parmi ces victimes, certains doivent faire valoir leur droit à la retraite d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;année 2025.En 2021, le ministère de la fonction publique a imposé à certains fonctionnaires de présenter un diplôme supplémentaire pour le concours professionnel exceptionnel distinct de celui qui leur a permis d&rsquo;accéder à la fonction publique. Après avoir réussi ce concours, le ministère a officialisé leur admission par un arrêté ministériel en juillet 2022, les intégrant définitivement dans leur nouvel emploi. Selon les dispositions légales sur les admissions, révisées en 2023 à l&rsquo;article 47 n°2023-892, cette admission est considérée comme acquise. Cet article stipule : le fonctionnaire est recruté par voie de concours ou à titre dérogatoire par décret.La pratique en matière de concours administratif consacre que: &lt;&lt; L&rsquo;admission au concours administratif de personnes figurant sur le communiqué d&rsquo;admission n&rsquo;est définitive que si seulement si, celle-ci est matérialisé par la délibération des arrêtés d&rsquo;admission qui viennent marquer la volonté sans équivoque  de l&rsquo;administration de la déclarer définitivement admise après les contrôles d&rsquo;usages &gt;&gt;. Ces fonctionnaires d&rsquo;état ayant fini leur formation en raison de la nouvelle promotion acquise et attendant leur affectation subissent des traitements inacceptables et inhumains, ignorés par le ministère de tutelle qui est censé les protéger contre de tels abus.</p>



<p>In crocinfos.net</p>
<p></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Côte d’Ivoire : Les communautés d&#8217;Elokato et de Mbatto Bouaké en colère contre un acte d&#8217;expropriation foncière au profit d’une société privée</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/04/cote-divoire-les-communautes-delokato-et-de-mbatto-bouake-en-colere-contre-un-acte-dexpropriation-fonciere-au-profit-dune-societe-privee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jules Eugène N'DA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 15:32:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
		<category><![CDATA[DOSSIER]]></category>
		<category><![CDATA[#Bruno Koné]]></category>
		<category><![CDATA[#conflier foncier à Bingerville]]></category>
		<category><![CDATA[#Elokaté]]></category>
		<category><![CDATA[#expropriation foncière]]></category>
		<category><![CDATA[#Mbatto-Bouaké]]></category>
		<category><![CDATA[#ministère de la construction]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1280" height="960" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate.jpg 1280w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate-300x225.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate-1024x768.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate-768x576.jpg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></div>Abidjan le 27 avril 2025 &#8211; Une colère sourde gronde dans les villages d’Elokato, Elokaté et Mbatto Bouaké, dans la sous-préfecture de Bingerville. Réunis ce samedi 26 avril 2025, les chefs traditionnels et les communautés locales ont publiquement dénoncé ce qu’ils qualifient de «expropriation injustifiée » de leurs terres ancestrales au profit d’une société privée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1280" height="960" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate.jpg 1280w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate-300x225.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate-1024x768.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate-768x576.jpg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></div>
<p></p>



<p><strong>Abidjan le 27 avril 2025</strong> &#8211; Une colère sourde gronde dans les villages d’Elokato, Elokaté et Mbatto Bouaké, dans la sous-préfecture de Bingerville. Réunis ce samedi 26 avril 2025, les chefs traditionnels et les communautés locales ont publiquement dénoncé ce qu’ils qualifient de «expropriation injustifiée » de leurs terres ancestrales au profit d’une société privée récemment créée; la SCI Palmafrique Immobilier. L’affaire, documentée dans une déclaration conjointe adressée à l’opinion nationale et internationale, soulève de graves questions sur la transparence des décisions administratives et le respect des droits fonciers coutumiers en Côte d’Ivoire.</p>



<p>Selon les représentants des villages, près de 80 % de leurs terres — soit environ 19 millions de m² sur un total de 23 millions — ont été affectées à la SCI Palmafrique Immobilier par le Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, à travers plusieurs courriers officiels datés de septembre et octobre 2023. Ces actes ont été pris sans consultation des populations concernées, en violation flagrante des procédures légales d’expropriation et du respect du droit coutumier, affirment les autorités villageoises.</p>



<p>L’histoire de ces terres remonte à 1928, selon les populations villageoises des villages concernés, quand la Société des Plantations de l’Afrique de l’Ouest (SPAO), sous l’administration coloniale française, avait réquisitionné ses parcelles pour des projets agricoles. À l’indépendance, l’État ivoirien avait poursuivi l’exploitation via la SODEPALM et PALMINDUSTRIE, sans jamais purger les droits coutumiers ni indemniser les communautés.</p>



<p>En 1996, sous la présidence d’Henri Konan Bédié, un engagement officiel avait été pris pour rétrocession des terres aux autochtones, afin de leur permettre de relancer des activités agricoles privées. Mais cet engagement, bien que confirmé par courrier présidentiel, serait resté lettre morte.</p>



<p>« Après plus de 80 ans d’exploitation sans compensation, voir aujourd&rsquo;hui nos terres attribuées à une société privée créée en 2023, avec la complicité de certaines autorités, est un camouflet que nous ne saurions accepter », a fustigé Nogbou Obichie Fabien, porte-parole du Comité des trois villages, bénéficiant du soutien des populations.</p>



<p>Pour lui, la société Palmafrique, héritière des anciennes plantations étatiques, a été privatisée en 1996 en concluant avec l’État ivoirien un bail emphytéotique de 99 ans pour exploiter les terres jusqu’en 2095. Toutefois, la forte urbanisation du district d&rsquo;Abidjan a conduit l’État à envisager une relocalisation des activités industrielles de Palmafrique vers Grand-Lahou.</p>



<p>Et c&rsquo;est dans ce contexte que, par arrêté du 20 mars 2023, le ministère a modifié l’affectation des terres d’Eloka, les déclassant de leur usage agricole initial. Selon les chefs de ces villages, alors qu’une procédure d’immatriculation des terres par les communautés est en cours, ils découvrent que les autorités ont parallèlement accordé la propriété à la SCI Palmafrique Immobilier, une société « née de nulle part » quelques mois plus tôt.</p>



<p>Pourtant, selon les textes légaux en vigueur, toute expropriation doit se fonder sur un motif d’utilité publique avéré, être précédée d&rsquo;une consultation des communautés concernées et donner lieu à une indemnisation juste. Ici, affirment les villageois, aucune de ces conditions n’a été respectée.</p>



<p>Dans leur déclaration du 26 avril, les chefs d&rsquo;Eloka et de Mbatto Bouaké dénoncent également la mise à l’écart systématique des autorités coutumières dans les décisions administratives, ce qui, à terme, pourrait « gravement menacer la paix sociale » dans cette localité.</p>



<p>« Comment comprendre que des terres dont nous sommes les ayants droit historiques soient attribuées sans que nous soyons informés, ni même consultés ? » s’insurge Anouman Badiglon, chef du village de Mbatto Bouaké.</p>



<p>Les signataires exigent, dès lors, l’annulation immédiate des actes d’affectation, la reconnaissance de leur droit coutumier et la réparation intégrale des préjudices matériels et moraux subis.</p>



<p>Ils en appellent directement au président Alassane Ouattara, aux présidents d&rsquo;institutions, aux organisations internationales de défense des droits humains, et aux médias, pour porter leur cause sur la place publique.</p>



<p>Ce n’est pas la première fois que le Ministère de la Construction est éclaboussé par des affaires de litiges fonciers. Les communautés rappellent « l’affaire des 100 milliards », encore pendante devant la justice, concernant une autre tentative présumée d’expropriation de 540 hectares de leurs terres.</p>



<p>Ce nouveau bras de fer pose la question du respect des droits coutumiers dans le processus d&rsquo;urbanisation accélérée du Grand Abidjan. Un enjeu brûlant dans un pays où 80 % des terres rurales demeurent non immatriculées et vulnérables à des manipulations foncières.</p>



<p>Face à cette situation, les communautés d’Eloka et de Mbatto Bouaké promettent de poursuivre leur mobilisation : « Nous défendrons notre héritage, notre dignité et l’avenir de nos enfants », affirment-elles, résolument conclu</p>



<p>JEN</p>
<p></p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Côte d&#8217;Ivoire : Où en est-on avec l&#8217;indemnisation des dernières victimes de l&#8217;Ageroute dans le cadre du Ptua ?</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/04/cote-divoire-ou-en-est-on-avec-lindemnisation-des-dernieres-victimes-de-lageroute-dans-le-cadre-du-ptua/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jules Eugène N'DA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 22:44:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
		<category><![CDATA[ENQUETE]]></category>
		<category><![CDATA[#Ageroute]]></category>
		<category><![CDATA[#Diarrassouba Fousseni]]></category>
		<category><![CDATA[#Gouagoua]]></category>
		<category><![CDATA[#indemnisation victime ptua]]></category>
		<category><![CDATA[#Ptua]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="225" height="225" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/ptua.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/ptua.jpeg 225w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/ptua-150x150.jpeg 150w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/ptua-100x100.jpeg 100w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></div>Abidjan le 26 avril 2025 &#8211; Elles sont un peu plus de 5000 impactées non pris en compte dans le processus d&#8217;indemnisation a indiqué la cellule de coordination du projet de transport urbain d&#8217;Abidjan (Cc-Ptua) en mars 2024. Elle réagissait là suite à deux de nos publications levant le lièvre sur plusieurs personnes impactées oubliées [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="225" height="225" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/ptua.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/ptua.jpeg 225w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/ptua-150x150.jpeg 150w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/ptua-100x100.jpeg 100w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></div>
<p></p>



<p><strong>Abidjan le 26 avril 2025</strong> &#8211; Elles sont un peu plus de 5000 impactées non pris en compte dans le processus d&rsquo;indemnisation a indiqué la cellule de coordination du projet de transport urbain d&rsquo;Abidjan (Cc-Ptua) en mars 2024. Elle réagissait là suite à deux de nos publications levant le lièvre sur plusieurs personnes impactées oubliées ou laissées pour compte dans le processus d&rsquo;indemnisation.</p>



<p>Et depuis, soit 13 mois plus tard, aucun bilan de la situation n&rsquo;a été fait. Combien de personnes ont pu être satisfaites à ce jour sur les 5000 cas évoqués par la Cc-Ptua ? Combien restent-ils et pour quelles raisons ? Combien de dossiers souffrance ou en instance de traitement ou rejetés ?&nbsp;</p>



<p>Voilà autant de préoccupations qui attendent réponse des responsables la Cc-Ptua fermée à toute communication, nonobstant les différentes correspondances que nous lui avons adressées à ce sujet.</p>



<p>Suivant de très près ce dossier, le Réseau des Journalistes Engagés Contre la Corruption et l&rsquo;Injustice (RJECI), relève pourtant ce qui suit :</p>



<p>Sur environ 400 victimes enregistrées dans nos bases de données, seuls quatre (4) victimes qui ont été indemnisées et six (6) autres dossiers traités attendent de passer à la caisse.</p>



<p>Soit un taux de traitement de 2,5%. Mais selon le nombre de personnes impactées, chiffres de (5000) avancés par la cellule, restants à indemnisées, cela correspond à un taux de 0,2%.</p>



<p>Alors que la fin du processus d&rsquo;indemnisation était prévue pour fin décembre 2023, puis repoussée à fin 2024, la Cc-Ptua continue jusque-là ses activités aux frais du contribuable. Achever le processus si tôt, est synonyme de fin de contrat pour un travail très bien payé offert par cette structure. Où se trouve donc l&rsquo;intérêt d&rsquo;y mettre fin et d&rsquo;être à nouveau au chômage.</p>



<p>Mais pendant ce temps ce sont des milliers de personnes que cette situation a rendu vulnérables et accentué le niveau de pauvreté.</p>



<p>Parmi eux, plusieurs morts ont été enregistrées. La Cc-Ptua refuse de s&rsquo;occuper des ayant droits des ceux-là où donne du fil à retordre aux concernés. Le cas Faé en est une illustration. Sa défunte mère, feue Diomandé Maïmouna, avait été invitée à venir toucher son indemnisation. Mais elle meurt une semaine plutôt en mars 2021 au moment du coup de fil de la cellule l&rsquo;invitant à passer à la caisse. Une stratégie qui, visiblement, vise à les amener à renoncer au gain parce que incertain d&rsquo;être satisfait.&nbsp;</p>



<p>De même alors qu&rsquo;un certain Keïta a assigné la l&rsquo;Ageroute, tutelle de la Cc-Ptua, en justice, l&rsquo;information judiciaire qui a commencé par une série d&rsquo;audition depuis le 16 novembre 2024, semble piétiner. Une situation qui bloque l&rsquo;ardeur de certains impactés qui renoncent à leurs gains.</p>



<p>Et là, le coordonnateur Diarrassouba et son homme de main, Gouagoua, jouent la montre.</p>



<p>Selon certains impactés, ils auraient tiré pas mal de profits issus de l&rsquo;abandon des bénéficiaires épuisés financièrement à poursuivre un dossier dont l&rsquo;issue est incertaine.&nbsp;</p>



<p>Pour ne plus peser sur la poche du contribuable et ne pas non plus peser lourd sur ses finances, le gouvernement et la Bad, son principal financier de ce projet, devraient y jeter un coup d&rsquo;œil afin de s&rsquo;imprégner de la situation et prendre les choses en mains.</p>



<p>Le RJECI qui suis suit à la minute près l&rsquo;évolution de ce processus d&rsquo;indemnisation des impactés du 4è Pont, de la voie Y4 et la voie de dédoublement de la route de Dabou, n&rsquo;entend rien lâcher jusqu&rsquo;à la fin du processus.</p>



<p>Rédaction RJECI&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>
<p></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d’Ivoire : la justice recadre le Conseil Café-Cacao poursuivi par la CNMA-CI</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/04/cote-divoire-la-justice-recadre-le-conseil-cafe-cacao-poursuivi-par-la-cnma-ci/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jules Eugène N'DA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Apr 2025 23:41:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bile Bilé]]></category>
		<category><![CDATA[#Cnma-ci]]></category>
		<category><![CDATA[#conseil café-cacao]]></category>
		<category><![CDATA[#procès CNMA-CI vs CCC]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-scaled.jpg 2560w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-300x225.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-1024x768.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-768x576.jpg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-1536x1152.jpg 1536w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-2048x1536.jpg 2048w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>Abidjan le 24 Avril 2025 &#8211; Dans son ordonnance du 17 avril 2025, le Conseil Café-Cacao (CCC) s’est empressé de saluer une décision qu’il a présentée comme une victoire judiciaire. Pourtant, une lecture attentive de la décision du 28 mars révèle un tout autre tableau : loin d’avoir été totalement blanchi, le CCC et son [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-scaled.jpg 2560w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-300x225.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-1024x768.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-768x576.jpg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-1536x1152.jpg 1536w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-2048x1536.jpg 2048w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>
<p><strong>Abidjan le 24 Avril 2025</strong> &#8211; Dans son ordonnance du 17 avril 2025, le Conseil Café-Cacao (CCC) s’est empressé de saluer une décision qu’il a présentée comme une victoire judiciaire. Pourtant, une lecture attentive de la décision du 28 mars révèle un tout autre tableau : loin d’avoir été totalement blanchi, le CCC et son directeur général, Yves Koné Brahima, ont été sèchement recadrés par le juge des référés. Car si la justice a certes rejeté la demande d’audit formulée par la CNMACI, ce rejet ne constitue nullement un quitus de gestion, et encore moins une victoire juridique. Au contraire, le juge a balayé avec rigueur les tentatives de la défense de faire taire la voix des producteurs.</p>



<p><strong>Un rejet clair des manœuvres procédurales du CCC</strong></p>



<p>Face à la demande d’audit déposée par la Coordination Nationale du Monde Agricole de Côte d’Ivoire (CNMACI), le CCC a d’abord tenté de faire invalider la procédure en soulevant une exception d’incompétence du juge des référés. Selon ses avocats, les faits dénoncés n’étaient ni urgents ni de nature à relever de mesures provisoires. Le juge, s’appuyant sur les articles 221 et 226 du code de procédure civile, a balayé cet argument d’un revers de plume : une mesure comme l’audit, qui vise à préserver les droits et intérêts des parties, entre parfaitement dans le champ d’action du juge des référés. Ce dernier a ainsi rejeté l’exception d’incompétence, affirmant que l&rsquo;urgence n&rsquo;était pas un préalable absolu lorsqu’il s’agissait de mesures conservatoires.</p>



<p>Deuxième revers pour la défense : la fin de non-recevoir. Le CCC a tenté de disqualifier la CNMACI en prétendant qu’elle n’avait pas qualité pour agir, l’accusant d’usurper une compétence relevant exclusivement de l’État. Mais là encore, le juge a fermement recadré le conseil : il a rappelé qu’une organisation interprofessionnelle représentant les producteurs a tout à fait le droit de demander des mesures visant à garantir la transparence sur des fonds qui lui sont destinés, même s’ils relèvent du domaine public. Une décision limpide qui reconnaît la légitimité de la CNMACI à poser des questions sur la destination des 17 milliards FCFA du « Fonds Covid » promis aux producteurs.</p>



<p><strong>Un rejet au fond, mais pas une absolution</strong></p>



<p>Au fond, le juge a toutefois rejeté la demande d’audit au motif que la CNMACI n’apportait pas d’éléments suffisamment probants pour justifier une telle mesure. Il a reconnu que le CCC avait procédé à des audits internes par des commissaires aux comptes agréés, conformément aux textes régissant la gestion des établissements publics. Néanmoins, le juge a pris soin de souligner que cette décision ne préjugeait en rien du fond et n’excluait pas d’éventuelles actions futures, mieux étayées, devant la juridiction compétente. Une nuance de taille, absente du récit triomphaliste du CCC.</p>



<p><strong>Une vérité judiciaire nuancée</strong></p>



<p>Ainsi, la décision judiciaire est loin de la version embellie servie au public par le CCC et certains relais médiatiques. Loin d’avoir « blanchi » la gestion du fonds, la justice a reconnu à la CNMACI un droit légitime d’interroger l’administration des ressources publiques affectées à la filière café-cacao. Elle a également rappelé que la transparence est un principe incontournable dans la gouvernance des fonds publics, surtout lorsqu’ils concernent un secteur aussi stratégique comme l’agriculture.</p>



<p>Ce que certains ont voulu faire passer pour une victoire, n’est en réalité qu’une défaite évitée de justesse. La justice a certes rejeté la demande d’audit, mais elle l’a fait sans pour autant délégitimer les inquiétudes des producteurs invités à poursuivre leur action devant le juge du fond, compétant en la matière. Elle a même offert un cadre de légitimité à leur voix, souvent marginalisée. Le CCC, en se contentant de clamer victoire sans évoquer les recadrages sévères opérés par le juge, donne l’image d’une institution plus soucieuse de communication que de redevabilité.</p>



<p>À l’évidence, la décision du 28 mars est tout sauf un blanc-seing : elle est un appel à la transparence, un signal clair que les comptes publics, même gérés par des entités étatiques, doivent être ouverts au regard de ceux à qui ils sont destinés. Le CCC, plutôt que de brandir cette décision comme un trophée, ferait mieux d’en tirer les leçons.</p>



<p>jEN</p>
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		<title>Côte d&#8217;Ivoire : Roger Seri Kanon, nouveau DG de la MATCA par intérim</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/04/cote-divoire-roger-seri-kanon-nouveau-dg-de-la-matca-par-interim/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jules Eugène N'DA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 09:21:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[DOSSIER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Matca]]></category>
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		<category><![CDATA[#Seri Kanon nouveau DG Matca]]></category>
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<p><strong>Abidjan le 19 avril 2025 &#8211;</strong> La Mutuelle Compteur d’Abidjan (MATCA) entre dans une nouvelle ère. Ce vendredi 18 avril 2025, Roger Seri Kanon, administrateur des services financiers, a officiellement été installé dans ses fonctions de Directeur Général par intérim. Il succède ainsi à Guédou Élie, désormais écarté et poursuivi par la justice pour fraude à la nationalité et détournement de biens publics.La cérémonie d’investiture a été présidée par Camara Dramane, président du Haut Conseil des Transporteurs et Marchandises de Côte d’Ivoire, qui a tenu à rappeler le contexte délicat de cette passation.« Notre Directeur Général est actuellement sous enquête judiciaire. Mais la MATCA doit continuer de fonctionner », a-t-il déclaré après avoir invité l’assemblée à observer une minute de silence en mémoire de Kassoum Coulibaly, fondateur de la mutuelle.S’adressant au nouveau DG, Camara Dramane a souligné l’importance de l’unité et du service aux transporteurs :« Monsieur le Directeur, votre mission est de travailler pour les transporteurs, pas pour diviser. La MATCA est une affaire collective. Celui qui ne suit pas vos directives devra être considéré comme démissionnaire. »Prenant la parole à son tour, Roger Seri Kanon a exprimé sa volonté de redorer l’image de l’organisation :« Je ferai tout pour être à la hauteur de la confiance placée en moi. La nouvelle MATCA sera bâtie avec toute l’équipe, dans la rigueur et la transparence », a-t-il affirmé avec fermeté.Il n’a pas manqué d’adresser un avertissement à certains collaborateurs :« Les comportements d’obstruction ne seront plus tolérés. Le DRH a refusé d’ouvrir les portes aux enquêteurs, c’est inacceptable. Et ce monsieur Vakou, qui tente d’organiser une fronde, doit savoir que cela ne passera pas. Toute tentative de blocage sera sanctionnée par un renvoi immédiat », a-t-il prévenu.Quant au vice-président du Haut Conseil, il a exprimé l’espoir que cette période intérimaire débouche rapidement sur une nomination définitive, si les résultats obtenus par le nouveau DG par intérim sont au rendez-vous.Avec cette transition, la MATCA semble déterminée à tourner la page des turbulences récentes et à entamer un nouveau chapitre sous le signe de la réforme et de la discipline.</p>



<p>JEN</p>
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