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	<title>DOSSIER &#8211; Haltcorruption.com| Soumettez-nous vos souffrances et vous serez soulagés</title>
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		<title>Côte d’Ivoire/Café-Cacao : pillage organisé, milliards volatilisés, producteurs sacrifiés</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/07/cafe-cacao-en-cote-divoire-pillage-organise-milliards-volatilises-producteurs-sacrifies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jules Eugène N'DA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 23:03:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[DOSSIER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bile Bilé]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-scaled.jpg 2560w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-300x225.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-1024x768.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-768x576.jpg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-1536x1152.jpg 1536w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-2048x1536.jpg 2048w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-86x64.jpg 86w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>Abidjan le 6 juillet 2025 &#8211; Une enquête explosive sur la machine opaque du Conseil Café-Cacao, qui saigne les planteurs à blanc Ils sèment, ils récoltent… mais on leur vole les fruits. Derrière l’image dorée de la première puissance cacaoyère du monde, une vérité beaucoup plus amère se cache : des milliards de francs CFA [&#8230;]]]></description>
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<p></p>



<p><strong>Abidjan le 6 juillet 2025</strong> &#8211; <em>Une enquête explosive sur la machine opaque du Conseil Café-Cacao, qui saigne les planteurs à blanc</em></p>



<p>Ils sèment, ils récoltent… mais on leur vole les fruits. Derrière l’image dorée de la première puissance cacaoyère du monde, une vérité beaucoup plus amère se cache : des milliards de francs CFA prennent, en toute discrétion, des destinations inconnues, une gouvernance verrouillée, des producteurs floués et des complicités en col blanc.</p>



<p>De fait, le Conseil Café-Cacao (CCC), censé être le garant d’une gestion équitable des ressources de la filière, est aujourd’hui dans l’œil du cyclone. En face : la Coordination Nationale du Monde Agricole de Côte d’Ivoire (CNMA-CI), emmenée par un certain Bilé Bilé, vieux briscard de la contestation paysanne. En ligne de mire : un système mafieux qui pompe sans vergogne l’argent des paysans sous couvert de programmes d’appui agricole.</p>



<p><strong>Comment on pompe l’argent des planteurs… légalement</strong></p>



<p>Tout commence avec des ponctions « réglementaires » faites sur chaque kilo de fèves produit. L’argent ainsi collecté devrait revenir aux producteurs à travers des appuis en intrants, des sacs de jute, ou des projets de modernisation ou d&rsquo;entretien des vergers. Mais dans les faits, des milliards s’évaporent dans un brouillard de procédures opaques.</p>



<p>Le cas le plus criant : les 4 milliards de FCFA débloqués par l’État pour créer l’interprofession Café-Cacao. Objectif : recenser les producteurs et mettre en place une représentation équitable. Mission confiée au cabinet JADEX. Problème : les données officielles de la Chambre d’Agriculture sont alors inaccessibles. Résultat ? Un recensement bricolé, truffé d’absences volontaires, avec des coopératives bidons placées là pour servir d’interface à des malversations.</p>



<p><strong>Coopératives fictives et circuits frauduleux : la stratégie du siphon</strong></p>



<p>C’est un véritable schéma de fraude savamment orchestré. Des coopératives fictives, dont les noms reviennent systématiquement dans les documents du CCC, sont utilisées comme écrans pour faire sortir de l’argent et des produits. D’après les révélations du RJECI, des milliers d’hectares de dotations en produits phytosanitaires sont attribués à des entités fantômes.</p>



<p>Au cœur du montage, deux hommes : Jérémie Kouassi Kan, Directeur chargé de l’Appui Agricole au CCC, et Kambou Sié, décrit comme un « distributeur fantôme » de plus de 50.000 hectares de produits phytosanitaires, qu’il revendrait sous le manteau. Derrière ces figures de paille : le nom d’Yves Koné Brahima, le tout-puissant DG du CCC, revient avec insistance. Ce dernier aurait mis en place un système de redistribution parallèle, sous couvert de légalité.</p>



<p><strong>Bilé Bilé : le caillou dans la chaussure du CCC</strong></p>



<p>Mais dans ce théâtre bien huilé, un acteur vient tout perturber : Bilé Bilé, président de la CNMA-CI. Habitué des dénonciations coup de poing – il est déjà à l’origine de la chute du système dans les années 2008 – il revient en force, assignant le CCC devant la justice pour exiger un audit complet.</p>



<p>Et le coup porte. Le juge des référés, le 28 mars 2025, rejette toutes les manœuvres dilatoires du CCC : exception d’incompétence, fin de non-recevoir… balayées. La justice reconnaît à la CNMA-CI le droit d’interroger une entité publique sur l’utilisation de fonds collectés auprès des producteurs. Même si l’audit est refusé à ce stade, le juge ouvre la voie à une procédure de fond, bien plus incisive.</p>



<p>Résultat : la première audience au fond, tenue le 3 juillet, a déjà permis d’exiger que le CCC rende des comptes sur l’utilisation des 4 milliards et sur la gestion des produits phytosanitaires. Nouveau rendez-vous explosif fixé au 17 juillet 2025.</p>



<p><strong>Intimidation, silence et contre-feux judiciaires</strong></p>



<p>Acculé, le CCC change de stratégie : moins de tribunaux, plus de menaces. Le 29 avril, Bilé Bilé est convoqué… non pas devant une juridiction civile, mais par la police criminelle, pour « diffamation ». Une intimidation à peine voilée, interprétée comme une diversion destinée à détourner l’attention des scandales en cours.</p>



<p>Mais loin de reculer, Bilé Bilé contre-attaque : il annonce une nouvelle plainte sur les 17 milliards du Fonds Covid, introuvables dans les comptes. Pendant ce temps, Yves Koné joue la montre, multiplie les renvois d’audience, mais reste incapable de justifier sa gestion.</p>



<p>Et quand des journalistes et ONG demandent les documents sur la distribution des phytosanitaires, le CCC leur tend un énorme classeur illisible, sans légende ni explication. On leur interdit de faire des copies. Silence total depuis. La transparence, visiblement, n’est pas dans l’ADN du DG.</p>



<p><strong>Un système en place depuis 20 ans&#8230; mais en train de vaciller</strong></p>



<p>Ce n’est pas la première fois que la filière est secouée. Déjà, entre 2000 et 2010, des dizaines de cadres avaient été arrêtés pour malversations. L’État avait réformé le système, mis en place des structures de régulation, tenté d’installer des garde-fous.</p>



<p>Mais voilà : en 2011, le Conseil Café-Cacao devient l’organe unique de gestion de la filière. Ses missions ? Promouvoir la transparence, augmenter les revenus des planteurs, soutenir la transformation locale. Or, depuis l’arrivée d’Yves Koné, c’est tout l’inverse qui se produit. Les fonds s’échappent, les producteurs crient famine, et la gouvernance se referme sur elle-même.</p>



<p><strong>La filière au bord de l’explosion</strong></p>



<p>Aujourd’hui, le CCC ressemble de plus en plus à une citadelle assiégée, défendue par une communication faussement triomphaliste, mais creusée par des affaires de détournements, de favoritisme et de mépris affiché pour les producteurs.</p>



<p>En face, la CNMA-CI engrange les soutiens. Juridiques, populaires, médiatiques. La justice ne s’est pas laissée berner. Elle a rejeté les tactiques de diversion, rappelé que les planteurs ont des droits, et que l’argent du cacao ne doit pas être géré comme une caisse noire.</p>



<p><strong>17 juillet 2025 : la vérité s’approche à grands pas</strong></p>



<p>La prochaine audience promet d’être décisive. Elle pourrait forcer le CCC à ouvrir ses livres de comptes, à révéler qui sont les vrais bénéficiaires des milliards de subventions. Et surtout, à répondre à cette question lancinante : où va l’argent du cacao ?</p>



<p>Dans un pays où le cacao représente 40% des recettes d’exportation, cette affaire n’est pas une simple querelle institutionnelle. C’est une bataille pour la survie d’un million de familles paysannes.</p>



<p>Et cette fois, la vérité pourrait bien trouver enfin le chemin du champ.</p>



<p>Un rédaction du RJECI&nbsp;</p>
<p></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d’Ivoire : après un revers juridique, le  Conseil Café-Cacao enclenche une nouvelle stratégie ; l&#8217;intimidation face à la CNMA-CI</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/05/cote-divoire-apres-un-revers-juridique-le-conseil-cafe-cacao-enclenche-une-nouvelle-strategie-lintimidation-face-a-la-cnma-ci/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jules Eugène N'DA]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 May 2025 13:25:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
		<category><![CDATA[DOSSIER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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<p><br><strong>Abidjan le 02 Mai 2025</strong> &#8211; Malgré une décision de justice nuancée rendue le 28 mars 2025, le directeur général du Conseil Café-Cacao (CCC), Yves Koné Brahima, semble déterminé à poursuivre son bras de fer avec la Coordination Nationale du Monde Agricole de Côte d’Ivoire (CNMA-CI). Alors même que la justice n’a pas donné gain de cause au CCC sur tous les points soulevés, l’institution semble vouloir prendre une posture plus offensive, en particulier à l’égard de Bilé Bilé, président de la CNMA-CI.</p>



<p>La convocation de ce dernier le mardi <strong>29 avril 2025</strong> à la police criminelle pour une plainte pour diffamation a été interprétée par plusieurs observateurs comme un changement de stratégie : du terrain judiciaire au terrain sécuritaire, à travers ce qui s’apparente pour certains à une tentative d’intimidation. Ce recours à la police criminelle, et non à la brigade de recherche classique, suscite d’autant plus d’interrogations qu’il intervient dans un contexte de forte tension entre les deux structures.</p>



<p>Pour rappel, la CNMA-CI, au nom des producteurs de café-cacao, avait saisi le juge des référés pour obtenir un audit indépendant portant sur la gestion de plusieurs volets sensibles : les fonds Covid, la distribution des produits phytosanitaires, et celle des sacs de jute. Le juge a certes rejeté la demande au fond, estimant que les éléments produits ne suffisaient pas à justifier une telle mesure à ce stade. Mais il a néanmoins rappelé la légitimité de la CNMA-CI à agir et a fermement recadré plusieurs manœuvres procédurales du CCC.</p>



<p>En effet, la tentative du CCC d’obtenir une fin de non-recevoir en prétendant que la CNMA-CI n’avait pas qualité pour agir a été écartée. Le juge a reconnu le droit d’une organisation représentant les producteurs à demander des comptes sur l’utilisation de fonds publics qui leur sont destinés. Il a également rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la défense, rappelant que les mesures conservatoires peuvent être prononcées sans condition d’urgence absolue, dès lors qu’elles visent à préserver les droits des parties.</p>



<p>Autrement dit, loin de constituer une victoire éclatante pour le CCC, la décision du juge est avant tout un signal fort en faveur de la transparence. Elle offre une base juridique solide à la CNMA-CI pour poursuivre sa quête de vérité devant le juge du fond, mieux armée d’éléments probants. La justice a refusé de trancher prématurément sans preuves suffisantes, mais elle a aussi reconnu que les questions posées sont pertinentes et méritent d’être débattues dans un cadre judiciaire adapté.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="671" height="878" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/05/Screenshot_20250502-191129.jpg" alt="" class="wp-image-407" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/05/Screenshot_20250502-191129.jpg 671w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/05/Screenshot_20250502-191129-229x300.jpg 229w" sizes="auto, (max-width: 671px) 100vw, 671px" /></figure>



<p>Dans ce contexte, la décision d’intenter une action pour diffamation à l’encontre de Bilé Bilé pourrait être perçue comme un contre-feu, destiné à détourner l’attention des interrogations légitimes sur la gestion du CCC. Mais cette démarche comporte aussi des risques. Elle pourrait renforcer l’image d’un établissement public peu enclin à rendre des comptes, et donner du crédit au discours d’un monde agricole de plus en plus mobilisé.</p>



<p>Bilé Bilé, qui s’était déjà illustré en 2008 en dénonçant de graves irrégularités dans la filière café-cacao, affirme ne pas se laisser intimider. Il annonce déjà de nouvelles initiatives judiciaires pour exiger la vérité sur les 17 milliards de FCFA du « Fonds Covid » censés avoir bénéficié aux producteurs.</p>



<p>La CNMA-CI entend ainsi maintenir la pression, convaincue que l’enjeu dépasse les personnes pour toucher aux principes fondamentaux de gouvernance et de redevabilité. Dans cette affaire où la communication officielle semble vouloir masquer des zones d’ombre, la justice s’impose peu à peu comme l’arbitre d’un débat qui ne fait que commencer.<br>JEN</p>
<p></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire : Des agents de Douanes accusés et abandonnés pour faux diplômes meurent dans l&#8217;indifférence totale</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/04/cote-divoire-des-agents-de-douanes-accuses-et-abandonnes-pour-faux-diplomes-meurent-dans-lindifference-totale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jules Eugène N'DA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 17:26:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
		<category><![CDATA[DOSSIER]]></category>
		<category><![CDATA[#agents de douane accusé de faux diplômes meurent]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1280" height="928" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563.jpg 1280w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563-300x218.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563-1024x742.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563-768x557.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></div>Abidjan le 27 avril 2025 &#8211; Deux morts, des malades laissés à l’abandon, d&#8217;excellents agents remerciés par l&#8217;humiliation : tel est le bilan humain provisoire du scandale des faux diplômes dans les Douanes ivoiriennes, sous la houlette du Directeur Général, Pierre Da Alphonse. En dépit des résultats clairs des enquêtes du ministère de la Fonction [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1280" height="928" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563.jpg 1280w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563-300x218.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563-1024x742.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1745774024563-768x557.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></div>
<p><strong>Abidjan le 27 avril 2025 &#8211; </strong>Deux morts, des malades laissés à l’abandon, d&rsquo;excellents agents remerciés par l&rsquo;humiliation : tel est le bilan humain provisoire du scandale des faux diplômes dans les Douanes ivoiriennes, sous la houlette du Directeur Général, Pierre Da Alphonse. En dépit des résultats clairs des enquêtes du ministère de la Fonction publique, plusieurs agents blanchis continuent de croupir dans l’ombre, suspendus sans jugement, privés de revenus, et pour certains… de soins.L&rsquo;officier Jean Claude, le dernier à décéder, souffrait d&rsquo;une dépression sévère due à la divulgation de son identité et de son numéro matricule sur les réseaux sociaux. Suspendu depuis plus d&rsquo;un an, sans soutien ni avantages financiers, dont les fonds ont été transférés à la direction des moyens généraux des douanes par le trésor public, il est mort après un long calvaire causé par la dégradation de sa dignité par la direction générale des douanes, tout comme l&rsquo;officier Anastasie avant lui.. Tous deux accusés, tous deux victimes d’un zèle administratif implacable. Leurs noms ont été publiés sur les réseaux sociaux, sans décision judiciaire, en violation flagrante de leur droit à la présomption d&rsquo;innocence.Pourtant, depuis octobre 2024, les vérifications du ministère de la Fonction publique ont révélé que 23 agents mis en cause avaient des diplômes authentiques. Mais au lieu de réintégrer ces fonctionnaires, la direction des Douanes maintient les suspensions, sans respecter les directives du ministère de tutelle, ni attendre le verdict de la justice.Dans les couloirs, la colère gronde. Pourquoi certains agents accusés sont-ils protégés tandis que d&rsquo;autres sont jetés en pâture ? Pourquoi des malades souffrant d’insuffisance rénale ou de traumatismes cérébraux graves ne reçoivent-ils aucun soutien, malgré les lettres de leurs avocats restées sans réponse ?La présomption d’innocence est piétinée. Le droit à la santé bafoué. Et la dignité humaine ? Oubliée.La direction des Douanes, censée faire respecter la loi, instrumentalise ici pour régner par la peur. Il est temps que la justice, la vraie, se saisisse de ce qui ressemble de plus en plus à une violation systémique des droits humains. Avant qu’il n’y ait d’autres morts.Nous tenons à souligner qu&rsquo;il existe des patients gravement malades qui se battent encore entre la vie et la mort en attendant leur destin. Si aucune mesure n&rsquo;est prise pour mettre un terme à cette hémorragie qui, jusqu&rsquo;à présent, ne respecte pas les normes. Pour rappel, il s&rsquo;agit de fonctionnaires ayant entre 11 et 23 ans de service rendu à la nation, qui ont simplement passé un concours professionnel exceptionnel pour accéder à un seul échelon. Un concours qui ne requiert pas la présentation d&rsquo;un diplôme autre que celui qui les a établis en tant que fonctionnaires si on s&rsquo;en tient à l&rsquo;article 77 du statut général de la fonction. Parmi ces victimes, certains doivent faire valoir leur droit à la retraite d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;année 2025.En 2021, le ministère de la fonction publique a imposé à certains fonctionnaires de présenter un diplôme supplémentaire pour le concours professionnel exceptionnel distinct de celui qui leur a permis d&rsquo;accéder à la fonction publique. Après avoir réussi ce concours, le ministère a officialisé leur admission par un arrêté ministériel en juillet 2022, les intégrant définitivement dans leur nouvel emploi. Selon les dispositions légales sur les admissions, révisées en 2023 à l&rsquo;article 47 n°2023-892, cette admission est considérée comme acquise. Cet article stipule : le fonctionnaire est recruté par voie de concours ou à titre dérogatoire par décret.La pratique en matière de concours administratif consacre que: &lt;&lt; L&rsquo;admission au concours administratif de personnes figurant sur le communiqué d&rsquo;admission n&rsquo;est définitive que si seulement si, celle-ci est matérialisé par la délibération des arrêtés d&rsquo;admission qui viennent marquer la volonté sans équivoque  de l&rsquo;administration de la déclarer définitivement admise après les contrôles d&rsquo;usages &gt;&gt;. Ces fonctionnaires d&rsquo;état ayant fini leur formation en raison de la nouvelle promotion acquise et attendant leur affectation subissent des traitements inacceptables et inhumains, ignorés par le ministère de tutelle qui est censé les protéger contre de tels abus.</p>



<p>In crocinfos.net</p>
<p></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d’Ivoire : Les communautés d&#8217;Elokato et de Mbatto Bouaké en colère contre un acte d&#8217;expropriation foncière au profit d’une société privée</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/04/cote-divoire-les-communautes-delokato-et-de-mbatto-bouake-en-colere-contre-un-acte-dexpropriation-fonciere-au-profit-dune-societe-privee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jules Eugène N'DA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 15:32:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
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		<category><![CDATA[#Bruno Koné]]></category>
		<category><![CDATA[#conflier foncier à Bingerville]]></category>
		<category><![CDATA[#Elokaté]]></category>
		<category><![CDATA[#expropriation foncière]]></category>
		<category><![CDATA[#Mbatto-Bouaké]]></category>
		<category><![CDATA[#ministère de la construction]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1280" height="960" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate.jpg 1280w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate-300x225.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate-1024x768.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate-768x576.jpg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></div>Abidjan le 27 avril 2025 &#8211; Une colère sourde gronde dans les villages d’Elokato, Elokaté et Mbatto Bouaké, dans la sous-préfecture de Bingerville. Réunis ce samedi 26 avril 2025, les chefs traditionnels et les communautés locales ont publiquement dénoncé ce qu’ils qualifient de «expropriation injustifiée » de leurs terres ancestrales au profit d’une société privée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1280" height="960" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate.jpg 1280w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate-300x225.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate-1024x768.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate-768x576.jpg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/elokate-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></div>
<p></p>



<p><strong>Abidjan le 27 avril 2025</strong> &#8211; Une colère sourde gronde dans les villages d’Elokato, Elokaté et Mbatto Bouaké, dans la sous-préfecture de Bingerville. Réunis ce samedi 26 avril 2025, les chefs traditionnels et les communautés locales ont publiquement dénoncé ce qu’ils qualifient de «expropriation injustifiée » de leurs terres ancestrales au profit d’une société privée récemment créée; la SCI Palmafrique Immobilier. L’affaire, documentée dans une déclaration conjointe adressée à l’opinion nationale et internationale, soulève de graves questions sur la transparence des décisions administratives et le respect des droits fonciers coutumiers en Côte d’Ivoire.</p>



<p>Selon les représentants des villages, près de 80 % de leurs terres — soit environ 19 millions de m² sur un total de 23 millions — ont été affectées à la SCI Palmafrique Immobilier par le Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, à travers plusieurs courriers officiels datés de septembre et octobre 2023. Ces actes ont été pris sans consultation des populations concernées, en violation flagrante des procédures légales d’expropriation et du respect du droit coutumier, affirment les autorités villageoises.</p>



<p>L’histoire de ces terres remonte à 1928, selon les populations villageoises des villages concernés, quand la Société des Plantations de l’Afrique de l’Ouest (SPAO), sous l’administration coloniale française, avait réquisitionné ses parcelles pour des projets agricoles. À l’indépendance, l’État ivoirien avait poursuivi l’exploitation via la SODEPALM et PALMINDUSTRIE, sans jamais purger les droits coutumiers ni indemniser les communautés.</p>



<p>En 1996, sous la présidence d’Henri Konan Bédié, un engagement officiel avait été pris pour rétrocession des terres aux autochtones, afin de leur permettre de relancer des activités agricoles privées. Mais cet engagement, bien que confirmé par courrier présidentiel, serait resté lettre morte.</p>



<p>« Après plus de 80 ans d’exploitation sans compensation, voir aujourd&rsquo;hui nos terres attribuées à une société privée créée en 2023, avec la complicité de certaines autorités, est un camouflet que nous ne saurions accepter », a fustigé Nogbou Obichie Fabien, porte-parole du Comité des trois villages, bénéficiant du soutien des populations.</p>



<p>Pour lui, la société Palmafrique, héritière des anciennes plantations étatiques, a été privatisée en 1996 en concluant avec l’État ivoirien un bail emphytéotique de 99 ans pour exploiter les terres jusqu’en 2095. Toutefois, la forte urbanisation du district d&rsquo;Abidjan a conduit l’État à envisager une relocalisation des activités industrielles de Palmafrique vers Grand-Lahou.</p>



<p>Et c&rsquo;est dans ce contexte que, par arrêté du 20 mars 2023, le ministère a modifié l’affectation des terres d’Eloka, les déclassant de leur usage agricole initial. Selon les chefs de ces villages, alors qu’une procédure d’immatriculation des terres par les communautés est en cours, ils découvrent que les autorités ont parallèlement accordé la propriété à la SCI Palmafrique Immobilier, une société « née de nulle part » quelques mois plus tôt.</p>



<p>Pourtant, selon les textes légaux en vigueur, toute expropriation doit se fonder sur un motif d’utilité publique avéré, être précédée d&rsquo;une consultation des communautés concernées et donner lieu à une indemnisation juste. Ici, affirment les villageois, aucune de ces conditions n’a été respectée.</p>



<p>Dans leur déclaration du 26 avril, les chefs d&rsquo;Eloka et de Mbatto Bouaké dénoncent également la mise à l’écart systématique des autorités coutumières dans les décisions administratives, ce qui, à terme, pourrait « gravement menacer la paix sociale » dans cette localité.</p>



<p>« Comment comprendre que des terres dont nous sommes les ayants droit historiques soient attribuées sans que nous soyons informés, ni même consultés ? » s’insurge Anouman Badiglon, chef du village de Mbatto Bouaké.</p>



<p>Les signataires exigent, dès lors, l’annulation immédiate des actes d’affectation, la reconnaissance de leur droit coutumier et la réparation intégrale des préjudices matériels et moraux subis.</p>



<p>Ils en appellent directement au président Alassane Ouattara, aux présidents d&rsquo;institutions, aux organisations internationales de défense des droits humains, et aux médias, pour porter leur cause sur la place publique.</p>



<p>Ce n’est pas la première fois que le Ministère de la Construction est éclaboussé par des affaires de litiges fonciers. Les communautés rappellent « l’affaire des 100 milliards », encore pendante devant la justice, concernant une autre tentative présumée d’expropriation de 540 hectares de leurs terres.</p>



<p>Ce nouveau bras de fer pose la question du respect des droits coutumiers dans le processus d&rsquo;urbanisation accélérée du Grand Abidjan. Un enjeu brûlant dans un pays où 80 % des terres rurales demeurent non immatriculées et vulnérables à des manipulations foncières.</p>



<p>Face à cette situation, les communautés d’Eloka et de Mbatto Bouaké promettent de poursuivre leur mobilisation : « Nous défendrons notre héritage, notre dignité et l’avenir de nos enfants », affirment-elles, résolument conclu</p>



<p>JEN</p>
<p></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire : Roger Seri Kanon, nouveau DG de la MATCA par intérim</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/04/cote-divoire-roger-seri-kanon-nouveau-dg-de-la-matca-par-interim/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jules Eugène N'DA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 09:21:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[DOSSIER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Matca]]></category>
		<category><![CDATA[#Roger Seri Kanon]]></category>
		<category><![CDATA[#Seri Kanon nouveau DG Matca]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG_20250418_135335_618-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG_20250418_135335_618-scaled.jpg 2560w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG_20250418_135335_618-300x225.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG_20250418_135335_618-1024x768.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG_20250418_135335_618-768x576.jpg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG_20250418_135335_618-1536x1152.jpg 1536w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG_20250418_135335_618-2048x1536.jpg 2048w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG_20250418_135335_618-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>Abidjan le 19 avril 2025 &#8211; La Mutuelle Compteur d’Abidjan (MATCA) entre dans une nouvelle ère. Ce vendredi 18 avril 2025, Roger Seri Kanon, administrateur des services financiers, a officiellement été installé dans ses fonctions de Directeur Général par intérim. Il succède ainsi à Guédou Élie, désormais écarté et poursuivi par la justice pour fraude [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG_20250418_135335_618-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG_20250418_135335_618-scaled.jpg 2560w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG_20250418_135335_618-300x225.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG_20250418_135335_618-1024x768.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG_20250418_135335_618-768x576.jpg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG_20250418_135335_618-1536x1152.jpg 1536w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG_20250418_135335_618-2048x1536.jpg 2048w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG_20250418_135335_618-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>
<p><strong>Abidjan le 19 avril 2025 &#8211;</strong> La Mutuelle Compteur d’Abidjan (MATCA) entre dans une nouvelle ère. Ce vendredi 18 avril 2025, Roger Seri Kanon, administrateur des services financiers, a officiellement été installé dans ses fonctions de Directeur Général par intérim. Il succède ainsi à Guédou Élie, désormais écarté et poursuivi par la justice pour fraude à la nationalité et détournement de biens publics.La cérémonie d’investiture a été présidée par Camara Dramane, président du Haut Conseil des Transporteurs et Marchandises de Côte d’Ivoire, qui a tenu à rappeler le contexte délicat de cette passation.« Notre Directeur Général est actuellement sous enquête judiciaire. Mais la MATCA doit continuer de fonctionner », a-t-il déclaré après avoir invité l’assemblée à observer une minute de silence en mémoire de Kassoum Coulibaly, fondateur de la mutuelle.S’adressant au nouveau DG, Camara Dramane a souligné l’importance de l’unité et du service aux transporteurs :« Monsieur le Directeur, votre mission est de travailler pour les transporteurs, pas pour diviser. La MATCA est une affaire collective. Celui qui ne suit pas vos directives devra être considéré comme démissionnaire. »Prenant la parole à son tour, Roger Seri Kanon a exprimé sa volonté de redorer l’image de l’organisation :« Je ferai tout pour être à la hauteur de la confiance placée en moi. La nouvelle MATCA sera bâtie avec toute l’équipe, dans la rigueur et la transparence », a-t-il affirmé avec fermeté.Il n’a pas manqué d’adresser un avertissement à certains collaborateurs :« Les comportements d’obstruction ne seront plus tolérés. Le DRH a refusé d’ouvrir les portes aux enquêteurs, c’est inacceptable. Et ce monsieur Vakou, qui tente d’organiser une fronde, doit savoir que cela ne passera pas. Toute tentative de blocage sera sanctionnée par un renvoi immédiat », a-t-il prévenu.Quant au vice-président du Haut Conseil, il a exprimé l’espoir que cette période intérimaire débouche rapidement sur une nomination définitive, si les résultats obtenus par le nouveau DG par intérim sont au rendez-vous.Avec cette transition, la MATCA semble déterminée à tourner la page des turbulences récentes et à entamer un nouveau chapitre sous le signe de la réforme et de la discipline.</p>



<p>JEN</p>
<p></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d’Ivoire : des membres d’une association de consommateurs conduits à la Brigade de recherche après avoir assigné la CEI en justice</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/04/cote-divoire-des-membres-dune-association-de-consommateurs-conduits-a-la-brigade-de-recherche-apres-avoir-assigne-la-cei-en-justice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Kadjo Jules]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 23:55:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
		<category><![CDATA[DOSSIER]]></category>
		<category><![CDATA[Brigade de recherche]]></category>
		<category><![CDATA[CEI]]></category>
		<category><![CDATA[Election présidentielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="850" height="638" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/President-de-Cote-dIvoire-Consommateur-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="CEI" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/President-de-Cote-dIvoire-Consommateur-1.jpg 850w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/President-de-Cote-dIvoire-Consommateur-1-300x225.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/President-de-Cote-dIvoire-Consommateur-1-768x576.jpg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/President-de-Cote-dIvoire-Consommateur-1-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px" /></div>Que se passe-t-il entre la Commission électorale indépendante (CEI) et l’Association de lutte et de protection des droits des consommateurs dénommée Côte d’Ivoire Consommateur (CI-CO)&#160;? En effet, une affaire d’invitation du président de cette association à une séance de travail avec le président de la CEI, Coulibaly Kuibiert finit par se terminer à la Brigade [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="850" height="638" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/President-de-Cote-dIvoire-Consommateur-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="CEI" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/President-de-Cote-dIvoire-Consommateur-1.jpg 850w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/President-de-Cote-dIvoire-Consommateur-1-300x225.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/President-de-Cote-dIvoire-Consommateur-1-768x576.jpg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/President-de-Cote-dIvoire-Consommateur-1-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px" /></div>
<p><strong><em>Que se passe-t-il entre la Commission électorale indépendante (CEI) et l’Association de lutte et de protection des droits des consommateurs dénommée Côte d’Ivoire Consommateur (CI-CO)&nbsp;? En effet, une affaire d’invitation du président de cette association à une séance de travail avec le président de la CEI, Coulibaly Kuibiert finit par se terminer à la Brigade de recherche ce vendredi 18 avril 2025.</em></strong></p>



<p>Le président de Côte d&rsquo;Ivoire-Consommateur, Me Koho Fulgence, assisté du chargé de communication, Me Gondo Denis a tenu à informer les journalistes, ce vendredi 18 avril 2025, à Yopougon, d’un fait peu ordinaire qui dépasse les limites de la légalité. En effet, selon le premier responsable de CI-CO, il a reçu à 11h27 précise, un coup de fil du chef de cabinet du président de la CEI l’invitant à une rencontre avec le président de la CEI à 12h30.</p>



<p>Mais n’étant pas disponible, il a envoyé 3 représentants le substituer. Il s’agit du vice-président, Bakou Bi Gauly Martin, la trésorière, Djè Lou Tanan et Mme Zoro Elisabeth, juriste et membre de cette association ivoirienne de Consommateurs.</p>



<p>Mais une fois au siège de la CEI à 12h 30, ce n’est pas le président de la CEI qui recevra les représentants de CI-CO. Mais ce sont des agents de la Brigade de recherche qui vont les embarquer à bord de deux (02) véhicules 4X4 pour une nouvelle destination, le Plateau, au siège de la Brigade de recherche.</p>



<p>Au dire du président Koho Fulgence, ses représentants ont chacun été soumis à un interrogatoire. Avant cet interrogatoire, les agents interrogateurs de la Brigade de recherche ont demandé à leurs interlocuteurs de leur fournir les papiers justificatifs de l’existence de CI-CO, l’agrément, l’inscription au journal officiel etc. Ce qui leur a été transmis.</p>



<p>A en croire le président de CI-CO, depuis 14h ses collaborateurs étaient en interrogation à la Brigade de recherche. Il a dit ne pas comprendre cette manière de procéder de la CEI qui ressemblerait à une pression sur CI-CO. </p>



<p>En effet, pourquoi en est-on arrivé à cette situation ? Toujours selon le premier responsable de cette association ivoirienne de consommateurs qui a reçu son récépissé de déclaration le 03 novembre 2022 et son agrément le 2 mai 2024, la CI-CO a assigné la CEI en justice, au Tribunal de première instance d’Abidjan. Et toutes les démarches pour cette assignation en justice ont été faites et bouclées. Des ampliations ont été adressées aux ambassades en Côte d’Ivoire et autres institution internationales présentes en terre ivoirienne ainsi qu&rsquo;aux partis politiques etc. La première comparution devant le juge est prévue pour ce jeudi 24 avril 2025.</p>



<p>Cette assignation de la CEI devant les juridictions relève du fait que la CI-CO, à en croire son premier responsable, après avoir reçu des informations sur l’existence d’un serveur de la CEI a eu des échanges avec la CEI afin d’en savoir davantage sur la gestion de ce serveur. Les membres de CI-CO ont tenu à savoir où est localisé ce serveur ? Comment cela est-il géré ? Est-ce que les autres membres ou parties prenantes présentent à la CEI tels que les partis politiques, sociétés civiles… cogèrent ce serveur qui serait un élément important dans la gestion transparente des élections?</p>



<p>N&rsquo;ayant pas été convaincus par les réponses de la CEI sur la gestion de ce serveur dont les seules personnes ayant pour le moment accès sont des fonctionnaires ivoiriens et étant donné que la CEI les évite au lieu de continuer les échanges en vue de rendre officielle et transparente la gestion ce serveur, les membres de CI-CO ont décidé depuis le 15 avril 2025  d&rsquo;ester en justice la CEI.</p>



<p>Et c’est face à cette situation qui devait mettre la CEI et CI-CO en confrontation devant un juge du tribunal d’Abidjan Plateau le jeudi 24 avril prochain que la CEI a, à en croire le président Koho Fulgence,  décidé de sortir le grand jeu. Pour les responsables de Côte d’Ivoire Consommateur pour qui les électeurs sont aussi des consommateurs, cette manière de procéder de la CEI n&rsquo;est pas légale. Selon les dernières informations, la Brigade de recherche avait décidé de maintenir les 3 membres du CI-CO dans leurs locaux jusqu&rsquo;au mardi 22 avril 2025. Affaire à suivre.</p>



<p class="has-text-align-right">Benoît Kadjo</p>
<p></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d’Ivoire : le DG de la Matca, Guédou Élie, arrêté pour fraude à la nationalité, son domicile et bureau perquisitionnés pour détournement de biens publics</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/04/cote-divoire-le-dg-de-la-matca-guedou-elie-arrete-pour-fraude-a-la-nationalite-son-domicile-et-bureau-perquisitionnes-pour-detournement-de-biens-publics/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jules Eugène N'DA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 13:47:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
		<category><![CDATA[DOSSIER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Fraude à la nationalité]]></category>
		<category><![CDATA[#Guédou Élie arrêté pour détournement de biens publics]]></category>
		<category><![CDATA[#Guédou Élie DG Matca]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1920" height="1437" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894991781-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894991781-1.jpg 1920w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894991781-1-300x225.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894991781-1-1024x766.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894991781-1-768x575.jpg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894991781-1-1536x1150.jpg 1536w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894991781-1-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1920px) 100vw, 1920px" /></div>Abidjan le 17 avril 2025 &#8211; Pendant plus d’une décennie, Guédou Élie Ousmane a dirigé avec assurance la Mutuelle d’assurance des taxis-compteurs d’Abidjan (MATCA), drapé dans l’apparence irréprochable d’un citoyen ivoirien. Mais derrière cette façade bien construite se cachait un patient travail de falsification savamment orchestré. Mercredi 16 avril 2025, sa stratégie de ruse avec [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1920" height="1437" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894991781-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894991781-1.jpg 1920w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894991781-1-300x225.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894991781-1-1024x766.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894991781-1-768x575.jpg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894991781-1-1536x1150.jpg 1536w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894991781-1-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1920px) 100vw, 1920px" /></div>
<p></p>



<p><strong>Abidjan le 17 avril 2025</strong> &#8211; Pendant plus d’une décennie, Guédou Élie Ousmane a dirigé avec assurance la Mutuelle d’assurance des taxis-compteurs d’Abidjan (MATCA), drapé dans l’apparence irréprochable d’un citoyen ivoirien. Mais derrière cette façade bien construite se cachait un patient travail de falsification savamment orchestré.</p>



<p>Mercredi 16 avril 2025, sa stratégie de ruse avec la justice a fini par s’effondrer. Après des années d’évitement, il a été interpellé par la police nationale avec l’appui du pôle pénal économique et financier. Son domicile et ses bureaux perquisition pour détournement de biens publics.<br>Ce n’est pas tant la fraude elle-même qui frappe les esprits, mais la finesse avec laquelle Guédou a su maquiller ses origines.</p>



<p>Béninois de naissance avec documents à l’appui, notamment carte consulaire délivrée en 2001, carte d’identité nationale béninoise et carte de séjour datant de 1999, il a su, par une habile recomposition administrative, se façonner une identité ivoirienne de toutes pièces.<br>En 2007, Guédou obtient un jugement supplétif d’acte de naissance, affirmant désormais être né à Grand-Bassam de parents ivoiriens.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="606" height="401" data-id="351" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894837343.jpg" alt="" class="wp-image-351" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894837343.jpg 606w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894837343-300x199.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 606px) 100vw, 606px" /></figure>
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<p>Un changement de récit aussi radical que discret, appuyé par ce nouveau prénom : Ousmane. Ce document, pourtant introuvable dans les registres officiels, lui ouvre les portes de la citoyenneté ivoirienne en lui offrant l&rsquo;attestation d’identité, le certificat de nationalité en 2007, la carte nationale d’identité en 2009. Et tout ça s’enchaîner avec une fluidité étonnante.</p>



<p>L’homme entre alors dans la légalité apparente, et accède à la direction de la MATCA sous cette nouvelle identité. Et pendant des années, cette transformation n’a suscité que peu de réactions, malgré quelques voix isolées.</p>



<p>Dès 2012, Bailly Dodoz Édouard tente de faire éclater la vérité. Sans succès. Il faudra attendre 2023 pour qu’un collectif reprenne le flambeau, relançant l’alerte sur la longévité suspecte de Guédou à la tête de la MATCA, et sur les conditions de sa nomination.</p>



<p>Une enquête discrète lancée dès 2012 par Adama Coulibaly, alors président du conseil d’administration, n’avait pas permis de trouver les traces d’acte de naissance ivoirien dans les registres de Grand-Bassam. Un détail qui aurait pu éveiller les soupçons plus tôt.</p>



<p>Le sieur Guédou, en fin stratège, avait su éviter les écueils, jouant sur les failles du système administratif, profitant de l’inaction, et d’un climat de complaisance.<br>En 2018, sur la question, nous avons interrogé le président du conseil d&rsquo;administration de la Matca, président de la Chambre de Commerce et d&rsquo;Industrie, Fama Touré dans ses locaux de la CCI, voici sa réponse : « Cette histoire là, les gens en parlent mais moi, c&rsquo;est maintenant que j&rsquo;apprends ça au moment où nous l&rsquo;avons nommé. » Mais maintenant que vous êtes informé de pratiques aussi dangereuses d&rsquo;un homme à qui vous avez de confier la destinée de votre institution, que comptez-vous faire ? » Là, monsieur Fama Touré n&rsquo;a eu aucune réaction. Ce qui dénote de la grande complicité existant entre les deux hommes pour tenir les comptes de la Matca.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="543" height="381" data-id="352" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894962102.jpg" alt="" class="wp-image-352" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894962102.jpg 543w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/1744894962102-300x210.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 543px) 100vw, 543px" /></figure>
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<p>Le cas Guédou Élie révèle un mal plus profond, celui de la facilité avec laquelle certains parviennent à usurper la nationalité ivoirienne, accédant ainsi à des postes stratégiques dans l&rsquo;administration et services. Il ne s’agit pas d’un fait isolé. Des Libanais, des migrants, d’autres profils encore, ont exploité les mêmes brèches, alimentant un véritable marché noir de la citoyenneté.</p>



<p>Des agents complices, des documents authentifiés de manière douteuse, des contrôles absents ou superficiels : tout concourt à cette mécanique bien rodée. Mais l’arrestation de Guédou Élie marque un tournant qui sonne la fin de l’impunité sur les fraudes massives constatées sur la nationalité ivoirienne.</p>



<p>Les autorités alors face à une nécessité urgente de sécuriser l’accès aux documents d’identité, mais aussi soumettre les aspirants à des fonctions sensibles à des enquêtes de moralité rigoureuses. Car si Guédou a pu manipuler le système avec autant de subtilité, combien d&rsquo;autres encore n&rsquo;y ont pas manqué de génie ?<br>JEN</p>



<p></p>
<p></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire : de curieuses transactions à la BACI qui intriguent sa clientèle</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/04/cote-divoire-de-curieuses-transactions-a-la-baci-qui-intriguent-sa-clientele/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jules Eugène N'DA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Apr 2025 08:32:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
		<category><![CDATA[DOSSIER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#BACI]]></category>
		<category><![CDATA[#banque]]></category>
		<category><![CDATA[#curieuse transaction]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="720" height="389" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/banqueatlantique.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/banqueatlantique.jpg 720w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/banqueatlantique-300x162.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></div>Abidjan le 06 avril 2025 &#8211; Un différend bancaire oppose la société « Transit prestations services » à la Banque Atlantique Côte d’Ivoire (Baci). En cause : plusieurs mouvements de fonds opérés, en août 2023, jugés irréguliers par le chef d’entreprise. Ces mouvements portent sur des débits sans justification probante. Mais ce qui intrigue davantage, c’est la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="720" height="389" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/banqueatlantique.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/banqueatlantique.jpg 720w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/banqueatlantique-300x162.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></div>
<p><strong>Abidjan le 06 avril 2025 </strong>&#8211; Un différend bancaire oppose la société « Transit prestations services » à la Banque Atlantique Côte d’Ivoire (Baci). En cause : plusieurs mouvements de fonds opérés, en août 2023, jugés irréguliers par le chef d’entreprise. Ces mouvements portent sur des débits sans justification probante. Mais ce qui intrigue davantage, c’est la gestion controversée des signatures autorisées et une ligne de défense bancaire entachée d’ambiguïtés.</p>



<p><strong>Des prélèvements non justifiés et une gestion litigieuse des signatures</strong></p>



<p>Le 4 septembre 2023, le Pdg de Transit prestations services&nbsp; adresse un courrier officiel à la Baci, exprimant ses inquiétudes sur des débits intitulés « débits divers » d’un montant global de 1 166 497 FCFA, apparaissant sur le relevé du mois d’août. Il exige des justificatifs pour permettre un rapprochement bancaire rigoureux.<br>La réponse de la banque, datée du 11 septembre et signée par Mmes Bénédicte Achi et Aïda Fadiga, mentionne l’émission de trois chèques au profit de :<br>• Badre prestation : 991 500 FCFA,<br>• Mtn CI SA : 139 997 FCFA,<br>• Orange CI : 35 000 FCFA.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="584" height="239" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG-20250406-WA0056.jpg" alt="" class="wp-image-342" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG-20250406-WA0056.jpg 584w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG-20250406-WA0056-300x123.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 584px) 100vw, 584px" /></figure>





<p><br>À première vue, la réponse semble claire. Toutefois, l’examen du chèque n°<a href="content://com.transsion.notebook/phone#0000903">0000903</a>, émis au nom de Badre prestation, révèle une anomalie juridique majeure : il porte deux signatures, alors que la convention de compte ne prévoit qu’une seule signature autorisée, celle du PDG.<br>Dans le cadre du droit bancaire, tout paiement ordonné en violation des modalités contractuelles constitue une faute engageant la responsabilité de l’établissement. Comment la Baci a-t-elle pu valider un tel chèque ? S’agit-il d’une erreur interne ? D’une négligence systémique ? Ou d’un contournement délibéré des procédures ?<br>Dans un courrier daté du 31 janvier 2025, le Directeur Général, Arsène Coulibaly, affirme que les trois chèques ont été crédités au compte de l’entreprise le 29 novembre 2023, balayant ainsi la réclamation comme « sans objet ». Mais ce règlement tardif, intervenu trois mois après les faits, soulève d’autres interrogations : pourquoi un tel délai ? Et pourquoi l’entreprise n’a-t-elle reçu aucune explication officielle entre août et novembre concernant les personnes physiques ayant effectué les retraits?</p>





<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="584" height="239" data-id="342" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG-20250406-WA0056.jpg" alt="" class="wp-image-342" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG-20250406-WA0056.jpg 584w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/IMG-20250406-WA0056-300x123.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 584px) 100vw, 584px" /></figure>
</figure>
</blockquote>



<p><strong>Enquêtes complémentaire et silence des institutions</strong></p>



<p>Le 20 mars 2025, une demande formelle d’éclaircissement est adressée à la Baci ainsi qu’aux sociétés Mtn CI SA et Orange CI, afin de vérifier l’émission régulière des chèques mentionnés. Les questions portent sur leur origine, leur autorisation et les mesures envisagées pour garantir la traçabilité et la conformité des opérations.<br>À ce jour, seule la Baci a réagi : elle oppose un refus au motif bancaire, car, selon elle, la loi n° 2013-867 relative à l’accès à l’information d’intérêt public ne s’applique pas aux établissements privés. Toutefois, la banque ne fait aucune référence au code de déontologie du journaliste ivoirien, qui garantit pourtant l’accès aux informations d’intérêt général. Et ici l&rsquo;intérêt général, c&rsquo;est comment la BACI peut-elle assurer ou garantir la sécurité des comptes à ses clients ?</p>



<p><strong>Ce que dit le droit</strong></p>



<p>Selon le droit bancaire ivoirien, une banque engage sa responsabilité dès lors qu’elle exécute une opération non conforme à l’instruction du client ou aux termes du contrat de compte. L’encaissement d’un chèque signé irrégulièrement peut être considéré comme une violation de ses obligations contractuelles et prudentielles.<br>L’affaire « Transit prestations services » contre la Baci met en exergue les défaillances potentielles de contrôle interne au sein des institutions bancaires, en particulier lorsqu’il s’agit de clients Pme. L’absence d’explications claires sur la gestion des opérations et le refus de transparence nourrissent la méfiance.<br>Une enquête interne a-t-elle été ouverte ? La direction de « Transit prestations services » envisage-t-elle une action judiciaire ? Pour l’heure, des zones d’ombre subsistent.<br>Une chose est sûre : la confiance en matière bancaire ne tolère ni approximation ni opacité.<br><strong>Affaire à suivre.</strong></p>



<p>In crocinfo.net</p>









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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="389" data-id="339" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/banqueatlantique.jpg" alt="" class="wp-image-339" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/banqueatlantique.jpg 720w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/04/banqueatlantique-300x162.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>
</figure>
<p></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cote d’Ivoire : Vers la condamnation de l’Etat ivoirien pour une affaire mal ficelée par l’Ageroute</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/03/cote-divoire-vers-la-condamnation-de-letat-ivoirien-pour-une-affaire-mal-ficelee-par-lageroute/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jules Eugène N'DA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Mar 2025 08:04:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
		<category><![CDATA[DOSSIER]]></category>
		<category><![CDATA[#Cc-Ptua]]></category>
		<category><![CDATA[#indemnisation des impactés]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="272" height="185" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/palais-justice-abj.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" /></div>&#160;Abidjan le 16 Mars 2025 &#8211; Dans ce document intitulé A191/NI/DAN/02/25 qui est une&#160;conclusion en réplique pour le compte de l&#8217;AGEROUTE, la Défenderesse portée par&#160;le conseil du cabinet SCPA KAKOU-DOUMBIA-NIANG &#38;ASSOCIES contre le Sieur HAIDAR Hussein, demandeur, Maitre Claude GNEBA, avocat à la Cour du Tribunal d’Abidjan-Plateau plaide ainsi devant le Juge des référés&#160;: «&#160;Attendu [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="272" height="185" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/palais-justice-abj.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" /></div>
<p><strong>&nbsp;Abidjan le 16 Mars 2025</strong> &#8211; Dans ce document intitulé A191/NI/DAN/02/25 qui est une&nbsp;conclusion en réplique pour le compte de l&rsquo;<strong>AGEROUTE</strong>, la Défenderesse portée par&nbsp;le conseil du cabinet <strong>SCPA KAKOU-DOUMBIA-NIANG &amp;ASSOCIES</strong> contre le Sieur HAIDAR Hussein, demandeur, <strong>Maitre Claude GNEBA</strong>, avocat à la Cour du Tribunal d’Abidjan-Plateau plaide ainsi devant le <strong>Juge des référés&nbsp;</strong>:</p>



<p>«&nbsp;Attendu que par assignation du 30 Janvier 2025, le Sieur HAIDAR Hussein a attrait I&rsquo;<strong>AGEROUTE</strong> par-devant la juridiction de céans à l&rsquo;effet d&rsquo;entendre:</p>



<p>《-Constater que Monsieur HAIDAR Hussein est le propriétaire des bâtiments érigés sur le lot numéro 5613 ilot 4999 d&rsquo;une superficie de 417 m2 et du lot 1008, ilot 130 d&rsquo;une superficie de 134,42 m2 de la circonscription foncière de Yopougon-Gesco et qu&rsquo;il s&rsquo;est fait recenser dans le cadre de la procédure d&rsquo;indemnisation;</p>



<p>Constater que Monsieur HAIDAR HUSSEIN n&rsquo;a perçu aucune indemnisation suite à la destruction de ses bâtiments et qu&rsquo;aucun accord n&rsquo;a été formalisé avec la puissance publique pour son indemnisation ;</p>



<p>Homologuer le rapport d&rsquo;expertise du Cabinet AHOUTI EXPERTISE en date du (06/04/2021);</p>



<p>Fixer le montant de I’indemnité à la somme de <strong>…</strong></p>



<p>Faire injonction à I&rsquo;AGEROUTE PTUA et I&rsquo;ETAT de Cote d&rsquo;Ivoire à payer à</p>



<p>Monsieur HAIDAR Hussein la somme de <strong>…</strong> à titre d&rsquo;indemnité d&rsquo;expropriation》; a tort cependant, eu égard aux développements qui suivent.</p>



<p><strong>I- LES FAITS</strong></p>



<p>Attendu que pour les besoins du projet du dédoublement de la sortie Ouest d&rsquo;Abidjan, Route de Dabou, I&rsquo;Etat de Côte d&rsquo;Ivoire a déclaré d&rsquo;utilité publique des périmètres devant être impactés par cette mesure d&rsquo;envergure;</p>



<p>Que les détenteurs de droits afférents à ces périmètres devaient évidemment être dédommagés de cette expropriation pour cause d&rsquo;utilité publique;</p>



<p>Attendu que le Sieur HAIDAR Hussein a été recensé entre autres, s&rsquo;agissant des biens identifiés:</p>



<p>-PDRD/Y-GES 1/0018,</p>



<p>-et PDRD/Y-GES 1/0002;</p>



<p>Que la valeur desdits biens, après expertise du Cabinet requis par I&rsquo;Etat, a été évaluée à <strong>X</strong> Fcfa et <strong>Y</strong> Fcfa; (Pièces 1 et 2)</p>



<p>Attendu que contre toute attente, le sieur HAIDAR Hussein a formulé une plainte auprès du Bureau des Plaintes pour contester ces montants ;</p>



<p>Que cependant, le Sieur HAIDAR Hussein <strong>a disparu</strong>, pour ne plus se manifester, de sorte que la concluante et I‘État de Côte d’Ivoire n&rsquo;ont guère été en mesure d&rsquo;instruire sa contestation</p>



<p>Qu&rsquo;il a cependant continué d&rsquo;être tenu à sa disposition, les montants déterminés par l&rsquo;Expert régulièrement sélectionné par l&rsquo;Etat de Côte d&rsquo;Ivoire ;</p>



<p>Que cette absence longue et inexpliquée du Sieur HAIDAR, ralentissant gravement la réalisation de l&rsquo;ouvrage public projeté par I’État, la concluante n&rsquo;a eu de choix que de disposer ainsi qu&rsquo;elle la fait pour honorer ses engagements dans l&rsquo;intérêt public et vis-à-vis de ses Partenaires Institutionnels Internationaux ;</p>



<p>Que c&rsquo;est seulement le 28 novembre 2023, alors que les travaux étaient largement entamés pour être sur le point d&rsquo;être achevés, que le sieur HAIDAR Hussein s&rsquo;est manifesté, prétendant vouloir poursuivre la transaction, mais en excipant cependant d&rsquo;un rapport d&rsquo;expertise immobilière qui fixerait ses prétentions à la somme de <strong>…</strong> Fcfa</p>



<p>Qu&rsquo;une telle prétention, irréaliste, sera purement et simplement rejetée, tout comme l&rsquo;ensemble des prétentions formulées par le Sieur HAIDAR à l’occasion de la présente procédure;</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="168" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/demoli-rot-dabou.jpeg" alt="" class="wp-image-324"/></figure>



<p><strong>II- DISCUSSION: DU REJET DES PRETENTIONS DU SIEUR HAIDAR</strong></p>



<p><strong>HUSSEIN</strong></p>



<p>Attendu qu&rsquo;il est incontestable que le Sieur HAIDAR Hussein, alors qu&rsquo;il devait transiger avec I&rsquo;Etat de Côte d&rsquo;Ivoire pour l&rsquo;indemnisation de ses biens immobiliers impactés par le projet de dédoublement de la Route de Dabou, a disparu; Paralysant ainsi I&rsquo;Etat de Côte d&rsquo;Ivoire dans son projet de réalisation d&rsquo;un ouvrage d&rsquo;utilité publique financé par des Partenaires Institutionnels Internationaux à l&rsquo;égard de qui l&rsquo;État avait des engagements fermes à respecter en temps et en heure;</p>



<p>L&rsquo;évaluation des dommages causés au Sieur HAIDAR Hussein du fait de la mesure d&rsquo;expropriation forcée a été faite par un <strong>Cabinet sérieux</strong> rigoureusement sélectionné par I&rsquo;Etat de Côte d&rsquo;Ivoire ;&nbsp;</p>



<p>Que les conclusions de ce Cabinet en ont été que les montants à allouer au Sieur HAIDAR Hussein étaient de:</p>



<p><strong>X </strong>Fcfa concernant le bien identifié PDRD/Y-GES 1/0018,</p>



<p>-et <strong>Y</strong> Fcfa concernant le bien identifié PDRD/Y-GES 1/0002;</p>



<p>Que ces montants ont été offerts au Sieur HAIDAR Hussein, qui a cependant saisi le Bureau des Plaintes pour les contester, sans cependant reparaitre pour soutenir sa contestation</p>



<p>Qu&rsquo;en une telle occurrence, il est évident que I&rsquo;Etat de Côte d&rsquo;Ivoire ne pouvait être ainsi freiné du fait d’un seul particulier de mauvaise foi, dans la réalisation d&rsquo;un projet d’utilité publique d&rsquo;une importance particulièrement grande;</p>



<p>Qu&rsquo;en une telle occurrence donc, le Sieur HAIDAR Hussein est mal venu à formuler les prétentions saisissant à présent la Juridiction de céans;</p>



<p>Que le Juge des référés déboutera le Sieur HAIDAR Hussein de I&rsquo;ensemble de ses prétentions mal fondées&nbsp;»</p>



<p><strong>OBSERVATIONS DU RJECI</strong></p>



<p>A la lecture d’un tel argument pour demander au tribunal de ne pas considérer  la demande du plaignant, on s’interroge si la Cc-Ptua a fait correctement son travail&nbsp;de façon professionnelle. Mais aussi si son conseil détient une petite dose de bonne foi.</p>



<p>En effet, dans la mise en œuvre des projets financés par la Banque Africaine de Développement (BAD), les clauses avec les Etats, exigent que les populations impactées par le projet soient d’abord dédommagées avant sa mise en œuvre. Ce qui n’a pas été le cas, puisque, en dehors du Sieur Haidar, bons nombres d’impactés dans cette zone continuent de courir derrière leur dû. Eux également, ont-ils disparu après leur recensement comme évoqué dans la plaidoirie de la défense&nbsp;? Ou du moins comment procède la Cc-Ptua pour informer les intéressés à la discussion. Le conseil prétextant une quelconque <strong>disparition</strong> de la circulation du Sieur Haidar après sa plainte déposée à la cellule ne facilitant pas la mise en œuvre du projet sans toutefois préciser si elle a tenté l’approche de le rencontrer. C’est le Sieur Haidar qui devrait fixer à la cellule les agendas des rencontres de discussions&nbsp;?</p>



<p>Aussi, le conseil évoque l’expertise d’un cabinet sérieux commis par l’Etat de Côte d’Ivoire (sentant l’Ageroute) dans l’évaluation des dommages causés au Sieur Haidar dans l’action de démolition de ses biens sans toutefois verser au dossier les éléments constitutifs permettant au juge d’apprécier l’ampleur des dommages causés à ce monsieur. Il en est comme ça pour bons nombres d’impactés à qui la cellule n’a pas laissé le choix de dire un mot même s’ils n’étaient pas d’accord avec ce qui leur avait été proposé comme indemnisation. Parce que les intéressés n’avaient aucune idée de la démarche à suivre dans ce cas de figure.</p>



<p>Pour mieux apprécier la situation dans bons nombres de contentieux qui oppose la Cc-Ptua, le Réseau des Journalistes Engagés contre la Corruption et l’Injustice (RJECI) a adressé plusieurs correspondances à la Cc-Ptua avec ampliation à la Commission d’Accès à l’Information au Document d’intérêts Publics (CAIDP) à l’effet d’obtenir les procès-verbaux des différentes opérations de démolition des biens. Jusqu’à ce jour aucun retour de la part de la cellule. <strong>Que cache-t-on donc ?</strong>    </p>



<p>Or le Sieur Haidar, contre-expertise à l’appui, demande réparation. Dans ces conditions, il donne fort argument au juge pour ne pas suivre la défense dans diversion, du moins dans sa requête demandant de débouter la demanderesse. </p>



<p>Dans une plaidoirie aussi simpliste sans démonstration aucune, ne saurait convaincre un juge. Car sans nommer le cabinet, réputé sérieux et présenter des images sans les commenter pour en donner une idée de la valeur du bien de l&rsquo;impacté et surtout sans en faire la démonstration de ce que la contre-expertise de monsieur Haidar a été surévaluée, dénote tout simplement de la légèreté déconcertante avec laquelle les cadres de la Cc-Ptua et leur conseil abordent ce sujet de destruction des biens de la classe moyenne de la société sans aucun regret. Pour quelques millions FCFA en compensation aux biens acquis après plusieurs années de dure labeur, la Cc-Ptua estime que, pour cette classe moyenne, c&rsquo;est suffisant. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs beaucoup d&rsquo;argent pour plusieurs générations selon elle. Les bénéficiaires devraient donc s&rsquo;en contenter ? Vraiment !</p>



<p>Mais pour les cas-ci portés devant le tribunal, la PTUA n&rsquo;offre aucune autre alternative à un juge sérieux que de condamner l&rsquo;État de Côte d&rsquo;Ivoire à ses dépens.</p>



<p>Rédaction RJECI</p>
<p></p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d’Ivoire : accusé de malversation, le DG du conseil Café-Cacao perd la langue et tente de manipuler la justice</title>
		<link>https://haltcorruption.com/2025/03/cote-divoire-accuse-de-malversation-le-dg-du-conseil-cafe-cacao-perd-la-langue-et-tente-de-manipuler-la-justice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jules Eugène N'DA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Mar 2025 13:51:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITE]]></category>
		<category><![CDATA[DOSSIER]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bilé Bilé]]></category>
		<category><![CDATA[#conseil café-cacao]]></category>
		<category><![CDATA[#fonds covid]]></category>
		<category><![CDATA[#malversation au conseil café-cacao]]></category>
		<category><![CDATA[#plainte de la CNMA-CI]]></category>
		<category><![CDATA[#Yves Koné dg conseil café-cacao]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="304" height="166" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/jone_yves-dg-ccc.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/jone_yves-dg-ccc.jpeg 304w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/jone_yves-dg-ccc-300x164.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 304px) 100vw, 304px" /></div>Abidjan le 09 Mars 2025 &#8211; Assigné en justice pour mauvaise gestion par des producteurs de la Coordination Nationale du Monde Agricole de Côte d&#8217;Ivoire (CNMA-CI), il se susurre dans les locaux du Conseil Café-Cacao (CCC) qu&#8217;aucune organisation professionnelle du secteur n&#8217;a qualité pour Ester en justice contre les dirigeants du CCC. Ives Koné aurait [&#8230;]]]></description>
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<p></p>



<p><strong>Abidjan le 09 Mars 2025 &#8211;</strong> Assigné en justice pour mauvaise gestion par des producteurs de la Coordination Nationale du Monde Agricole de Côte d&rsquo;Ivoire (CNMA-CI), il se susurre dans les locaux du Conseil Café-Cacao (CCC) qu&rsquo;aucune organisation professionnelle du secteur n&rsquo;a qualité pour Ester en justice contre les dirigeants du CCC. Ives Koné aurait instruit son conseil à explorer cette voie pour demander au juge de débouter la demanderesse dans son action contre lui. Mais quelle méprise, du moins quel mépris vis-à-vis de ceux pour lesquels, ces dirigeants sont employés ! </p>



<p><strong>Difficile exercice de transparence pour Yves Koné</strong></p>



<p>Il ne fait, dès lors, l&rsquo;ombre d&rsquo;aucun doute que, de cette attitude, l&rsquo;on ne puisse que constater la gabegie érigée en règle de gestion par le Sieur Yves Koné, Directeur Général du Conseil Café-cacao et son équipe qui, comme on le dit à Abidjan, ‘‘ne font rien avec’’ les décisions gouvernementales. Ils n&rsquo;en ont cure avec la volonté des autorités d&rsquo;assainir un secteur, pilier de l&rsquo;économie ivoirienne pour le bonheur des producteurs. Non&nbsp;! Monsieur Yves Koné et son équipe n&rsquo;ont rien compris. Alors que la réforme mise en place par le président Ouattara répond à souci de transparence, le DG du CCC se refuse, à la demande d&rsquo;une OPM de son département, de faire le bilan de sa gestion. Ayant pour seul argument, ‘‘ils n&rsquo;ont pas compétence de me demander des comptes’’. Mais qui donc peut ou doit le faire ? Le chef de l&rsquo;État qui nomme et attend des résultats? Si les bénéficiaires pour qui, il a commis des gens pour faire le travail sont satisfaits, le Chef de l&rsquo;État l&rsquo;ai également. Mais, s&rsquo;ils ne sont pas satisfaits, le chef de l&rsquo;État ne peut donc pas être satisfait. Et donc, il doit en être informé et prendre les décisions idoines.</p>



<p><strong>Rétention et manipulation de l’information</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="800" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/messi-45-sc.png" alt="" class="wp-image-310" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/messi-45-sc.png 800w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/messi-45-sc-300x300.png 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/messi-45-sc-150x150.png 150w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/messi-45-sc-768x768.png 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/messi-45-sc-100x100.png 100w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p>En novembre 2023, des griefs des producteurs sur la gestion des produits phytosanitaires, gestion qualifiée d’opaque, parviennent au RJECI qui décide d’enquêter sur le sujet. Après avoir constaté effectivement sur le terrain la mise en vente des phytosanitaires, le RJECI conformément aux dispositions de la loi n°2013-867 du 23 décembre 2013 relative à l’accès à l’information, saisissait le conseil café-cacao le 14 décembre 2023 à l’effet de lui communiquer un certain nombre d’information afin de situer les responsabilités sur le constat. En réaction à cette démarche, le RJECI représenté par son président et son Secrétaire Général son reçus dans les locaux du CCC au 22è de l’immeuble Caistab. Un document aussi volumineux comme une encyclopédie, sans rubrique, comportant uniquement des noms de personnes, de coopératives, de contact et des chiffres nous sont remis à consulter sur place. Ne comprenant rien au document, nous avons alors sollicité que quelqu’un puisse nous expliquer le contenu. ‘‘Personnes n’est disponible’’, nous a-t-on répondu. On nous a également opposé un refus d’en faire des copies. Le 14 Janvier 2025 nous réitérons à nouveau notre requête et jusque-là aucune réponse nonobstant les différentes ampliations adressées à la Commission d’Accès à l’Information et de Document d’intérêt Public (CAIDP). Et c’est tout ceci qui certainement fonde la conviction de Yves Ibrahima Koné de ce que ceux qui lui demandent des comptes ne sont pas habilité à le faire.</p>



<p><strong>Objectif et réformes de la filière &nbsp;</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="254" height="198" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/plantation-cacao.jpeg" alt="" class="wp-image-311"/></figure>



<p>Mais pour rafraîchir la mémoire du DG Yves Koné, nous jugeons ici utile de rappeler les raisons des réformes successives, la vision de ceux qui les ont engagées et les missions assignées aux différents responsables nommés pour la mise en œuvre desdites réformes et surtout les textes qui lui font obligation de rendre compte.&nbsp;</p>



<p>En 2006, tous les dirigeants ont été arrêtés et jetés en prison sur, bien sûr, plainte des responsables d&rsquo;organisation professionnelle de la filière. Ils ont été jugés et condamnés pour les reconnus coupables. Ce n&rsquo;est pas le chef l&rsquo;État qui a porté plainte en se faisant Hara-kiri contre des gens qu&rsquo;il a lui-même commis pour améliorer la qualité dans un secteur pour le bonheur des acteurs. La plainte est partie du même Bilé Bilé, toujours préoccupé du mieux-être de ses collègues producteurs qui, selon lui, travaillent dans des conditions difficiles, exposants parfois leur vie. Et depuis les différents textes n&rsquo;ont pas changés. A moins que monsieur Yves Koné se soit établi lui-même ses propres textes de gestion de la filière pour désigner devant qui, il peut seulement répondre de ses actes.&nbsp;Sinon, la réforme suivante a été mise en œuvre sur toute la décennie 2000-2010. Au cours de cette période, d’autres&nbsp;méthodes ont été expérimentées avec les mêmes objectifs, à savoir le retrait de l’Etat de la filière et&nbsp;l’amélioration des revenus des planteurs. A cet égard, l’option de la spécialisation des principales activités des structures en charge de la filière a été privilégiée. Plusieurs institutions ont ainsi été créées avec des missions spécifique en rapport avec à l’aspect règlementaire et administratif, l’aspect financier ainsi que l’aspect développement. Ces structures sont :&nbsp;</p>



<p>– la Bourse du Café et du Cacao (BCC), qui avait pour mission principale de gérer la commercialisation des produits et de fixer un prix de référence pour l’achat de la production ;</p>



<p>– l’Autorité de Régulation du Café et du Cacao (ARCC) dont la mission consistait à déterminer les montants des prélèvements, à définir les règles qui régissent la filière et à veiller à leur application ;</p>



<p>– le Fonds de Garantie des Coopératives du Café et du Cacao (FGCCC), qui devait faciliter l’accès des producteurs au financement en garantissant leurs emprunts;</p>



<p>– le Fonds de Développement et de Promotion des activités des Producteurs de Café et Cacao (FDPCC) pour assurer le développement de la filière. A cet égard, il était chargé d’entreprendre des actions visant à assurer&nbsp;durablement les revenus des producteurs ;</p>



<p>– le Fonds de Régulation du Café-Cacao (FRC) chargé de gérer les prélèvements sur la filière.</p>



<p><strong>Ressources et gestion</strong> </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-312" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-1024x768.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-300x225.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-768x576.jpg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-1536x1152.jpg 1536w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-2048x1536.jpg 2048w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/sac-cacao-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>En outre, cette réforme s’est caractérisée par l’augmentation des prélèvements sur la filière. La taxe sur les exportations de café et de cacao, connue sous l’appellation de Droit Unique de Sortie (DUS) est passée de</p>



<p>120 FCFA/Kg à 220 FCFA/Kg de 2000 à 2003. La taxe d’enregistrement a également augmenté, passant de 2,3% à 5% du prix CAF.</p>



<p>En 2007, à la suite de malversations, un réaménagement institutionnel, les structures susmentionnées ont été supplantées par un Comité technique de Pilotage et de Suivi de la Réforme de la Filière Café-Cacao, en vue de mettre en œuvre une stratégie globale intégrant les différentes chaînes de production et atteindre les objectifs identifiés précédemment. Ce Comité a, par la suite, été remplacé par le Comité de Gestion de la Filière Café-Cacao (CGFCC), <strong><em>avec quasiment les mêmes attributions</em></strong>. La représentativité des producteurs au sein de cet organe s’est faite à travers le Comité National des Sages (CNS) qui n’avait qu’un avis consultatif.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/courrier_ccc-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-316" srcset="https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/courrier_ccc-1024x1024.jpg 1024w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/courrier_ccc-300x300.jpg 300w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/courrier_ccc-150x150.jpg 150w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/courrier_ccc-768x768.jpg 768w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/courrier_ccc-1536x1536.jpg 1536w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/courrier_ccc-2048x2048.jpg 2048w, https://haltcorruption.com/wp-content/uploads/2025/03/courrier_ccc-100x100.jpg 100w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>La réforme actuelle, débutée en 2011, est mise en œuvre par le Conseil de Régulation, de Stabilisation et de Développement de la Filière Café-Cacao connu sous l’appellation du Conseil du Café-Cacao. Elle vise principalement à promouvoir une économie cacaoyère durable. <strong><em>De façon spécifique, la réforme vise :</em></strong></p>



<p><strong><em>– l’amélioration de la transparence dans la gestion des ressources générées par la filière ;</em></strong></p>



<p>– la réorganisation de la production et l’amélioration de la productivité ;</p>



<p>– la transformation de la moitié de la production par l’industrie locale.</p>



<p>Pour la prise en charge de la mission qui leur est assignée, les dirigeants de la filière ont arrêté les principales mesures suivantes :</p>



<p>– l’instauration d’un prix d’achat minimum garanti équivalent à 60% du prix CAF et la limitation des prélèvements sur la filière à 22% du prix CAF en vue d’améliorer les revenus des producteurs ;</p>



<p>– la consolidation de la vente à l’exportation par la méthode de vente anticipée de 70% à 80% de la production de la campagne suivante.</p>



<p>Comme mentionné dans les missions du CCC, <strong><em>la réforme vise principalement l’amélioration de la transparence dans la gestion des ressources générées par la filière. </em>Que fait Yves Koné de ce passage qui insiste sur une gestion transparente&nbsp;? Il ne fait rien avec&nbsp;?</strong></p>



<p>Renvoyé plusieurs fois, à la demande de la défense du Conseil Café-Cacao, le verdict attendu pour le Jeudi 13 mars 2025 finira par tomber et ne peut qu’être en faveur de la partie demanderesse, puis que, depuis tout ce temps, la défense n’a eu aucun élément pour prouver la transparence dans sa gestion. Si ce n’est de plaider pour que le juge déclare l’action de son adversaire irrecevable. Une pure diversion&nbsp;! Une voie sans issue qu’aucun juge sérieux n’accepterait d’emprunter même pour sauver un ami.</p>



<p>Un dossier du RJECI</p>
<p></p>]]></content:encoded>
					
		
		
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